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Chaque année à pareille période de vacances et de départs des marocains vers l’étranger, les opérations d’acquisition de devises au noir en raison de la faiblesses des dotations, bat son plein, sous le nez et à l’insu de l’office des changes.
Chaque marocain habitué au congé à l’étranger à son adresse pour s’approvisionner en euros auprès de bazaristes ou d’intermédiaires à la sauvette opérant dans les lieux fréquentés par les touristes, comme l’avenue menant à la gare et au port de Casablanca. Bien que des cambistes s’y soient installés de manière officielle avec les autorisations de l’office précité, la préférence va toujours au marché noir en raison de taux plus intéressants malgré les risques de la fausse monnaie et les opérations coup de poing des contrôleurs de la sûreté nationale et des brigades touristiques.
Ce marché noir est également alimenté durant l’été par l’arrivée des MRE, les marocains résidant à l’étranger qui s’adressent généralement aux intermédiaires du circuit parallèle pour leurs achats en dirhams plus attractifs que les taux proposés par les banques et les agences de change dont le nombre a littéralement explosé malgré cette forte concurrence déloyale interdite mais tolérée. Le plus étrange dans cette tolérance c’est que des individus proposant différentes devises exercent devant des agences bancaires sans être inquiétés le moins du monde.
Par Nabila Kandili
Actu-maroc.com

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