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Ce sont pas moins de trois universités, parmi les plus importantes du pays, qui sont cités dans un rapport de la Cour des Comptes suite à une enquête menée en 2016. Il s’agit respectivement de l’Université Mohammed V de Rabat, Abdelmalek Saadi de Tanger et Hassan 1er de Settat.
Un ordre a été transmis aux présidents des trois universités de rester à la disposition de la justice pour complément d’enquête et mise à disposition de documents. Les magistrats de la Cour des Comptes sont tombés sur une myriade de cas de diplômes de complaisance fournis à des étudiants contre des sommes d’argent et à des affaires de corruption avérés de la part d’enseignants véreux alors que les services administratifs de ces universités procédaient à des inscriptions illégales d’étudiants qui n’avaient pas présenté d’attestations d’obtention du baccalauréat, indispensable pour amorcer des études supérieures. Dans tous les cas d’irrégularités enregistrées, l’argent a circulé à flots, sans que les coupables ne soient jamais dénoncés à la hiérarchie universitaire qui a fait preuve d’un manque de vigilance face à ces dérives dans le fonctionnement des établissements dont ils ont la charge.
Des enquêtes diligentées dans d’autres universités pourraient amener les magistrats de la Cour des Comptes à tirer les mêmes conclusions pour se convaincre que ces pratiques ont été érigées partout en système de gouvernance, comme une gangrène minant l’ensemble du secteur universitaire.

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