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Nul besoin d’une étude approfondie pour se résoudre à l’évidence: le transport reste le maillon faible du tourisme dans le royaume.
Les vacances d’été, synonymes d’afflux massif de résidents marocains à l’étranger qui y viennent pour le tourisme ainsi que les visiteurs étrangers sont confrontés à des désagréments de toutes sortes qu’ils aient choisi, l’aérien, le train, l’avion ou la traversée par bateau. Pour chacun de ses moyens de transport, il faudra prendre son mal en patience car ils ont tous en commun , retards, désorganisation, manque de dessertes et de confort, défaillances techniques, annulations et bien d’autres tares qui peuvent aller jusqu’à gâcher des vacances. Quelques clichés habituels pour s’en convaincre: les retards légendaires des trains marocains ont une réputation qui a dépassé les frontières tout comme le surbooking dans les avions de la RAM aggravé par l’engorgement dans les aéroports en raison du dispositif sécuritaire pour parer aux attentats alors que plusieurs régions touristiques du pays ne sont toujours pas desservies par des compagnies aériennes, sans parler des retards dans les vols et leur annulation sans préavis, ce qui compromet pour beaucoup les ambitions du Maroc en matière d’arrivées.
Le transport maritime n’est pas en reste avec des retards considérables au port de Tanger-Med auxquels il faut ajouter l’insuffisance du trafic entre l’Espagne et le nord du Maroc et qui créent des situations inextricables à chaque saison.
Un sombre tableau que les responsables du tourisme  ne nient pas, mais qui restent impuissants devant les solutions à trouver et mettre en œuvre pour un décollage maintes fois promis et toujours attendu du tourisme marocain.
Par Jalil Nouri

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