PARTAGER

Le Wydad s’est envolé en Égypte pour  y affronter ce vendredi  le Zamalek du Caire pour le compte de la Demi -finale aller de la Champions  League. On n’avait pas vu les Casablancas à pareille fête depuis plus de cinq années et cette défaite en finale contre l’Espérance de Tunis , aussi le public des Rouges attend-il de ces derniers qu’ils aillent jusqu’au bout et qu’ils redorent le blason du football marocain.
Malheureusement, les Wydadis et leur entraîneur sont sur la sellette et leur dernières prestations , loin d’être convaincantes, ont donné lieu à moults   interrogations.
Pour John Toshak, l’élimination en coupe du trône contre le MAS a été la goutte qui fait déborder le vase.
Lorsqu’on est joueur professionnel , on doit honorer le maillot et l’histoire du club dont on défent les couleurs même s’il s’agit d’un match amical.
Alors se contenter d’une demi- prestation en coupe sous prétexte qu’on joue une demi-finale de coupe d’Afrique n’est pas une attitude qui fait honneur au Wydad, à son staff et ses joueurs.
Pourquoi alors le WAC est-il au bord de la crise et Toshak tout près d’un limogeage!?
S’agit-il d’un système de jeu non abouti !?
Est-ce la politique de recrutement et de transfert qui est mise en cause ou alors l’ensemble de la politique sportive de ce club qui est à revoir!?
Dans tous les cas les faits sont  là car beaucoup de joueurs pétris de qualités n’ont pas réussi à s’épanouir au WAC: Issen est parti au CRA, Mouaoui à Tanger, Skouma au FUS et Moutaraji au Husa pour ne citer que ceux là.
Pendant ce temps, le comité du WAC continue de recruter des joueurs africains qui n’apportent aucun plus..et surtout les Rouges n’ont pas de grand gardien..
Pour ses deux dernières confrontations contre des équipes marocaines, Le Zamalek du Caire a surclassé le MAS, pourtant champion d’Afrique en titre , à l’aller comme au retour puis battu le FUS à Rabat par trois buts à deux .
Autant dire que les Cairotes ont l’habitude de dominer nos équipes ..
Certes, le Zamalek n’est plus le foudre de guerre qu’il était avant la révolution du Tahrir mais le Wydad non plus n’est pas du tout terrible ou redoutable.
Il s’agit exactement de ce genre de rencontre ou la détermination et la motivation des joueurs seront mises à rude épreuve et si les égyptiens vont comme d’habitude nous imposer une explication tactique  qui se jouera sur des détails, il s’agit pour les nôtres de réussir un résultat qui garderait leurs chances intactes pour le match retour.
Dans tous les cas, le glas semble avoir sonné pour Toshak pour qui cette rencontre du Caire est certainement celle de la dernière chance.

Hafid Fassi Fihri

Commentaires