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Il fallait bien qu’une fausse note vienne se glisser dans le bilan de la « COP 22″ et ses promesses d’un ralentissement des changements climatiques à travers le monde, surtout dans les contrées les plus vulnérables.

La fameuse « Proclamation de Marrakech » que l’histoire du développement durable et l’histoire tout court retiendra, ne répond pas à la question du financement, talon d’Achille et pierre angulaire du processus entamé dans les « Accords de Paris » et sa mise en œuvre. Car si des mesures claires et concrètes doublées d’un agenda ne sont pas adoptées avant la fin des travaux le 18 novembre, cette « Proclamation de Marrakech » restera un simple bout de papier sans lendemains, autrement dit, cette « COP 22″ aura été vaine. Car il est à souligner et rappeler qu’un nouveau président entrera en fonction aux États-Unis ainsi qu’en France et que tant que leurs signatures ne figurent pas sur les engagements de leurs pays, tout reste flou et incertain.

Les 100 milliards de dollars annuels nécessaires pour le soutien aux pays les plus menacés n’ont pas trouvé d’échos sur le papier et relèvent encore du vieux pieux déjà entendu il y a un an lors de la conférence précédente de Paris, la « COP 21″. Autrement dit, non seulement il est trop tôt pour crier victoire à Marrakech mais de plus, la mission du Maroc à la présidence pendant une année encore parait insurmontable, sauf miracle auquel il n’est pas conseillé de croire en pareil cas.

Par Jalil Nouri

 

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