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L’écrivain marocain Tahar Bengelloun aurait du tourner plusieurs fois la langue dans sa bouche et bien réfléchir à ses propos avant de faire une intervention au cours d’une conférence sur le thème de la démocratie au Maroc. Car, depuis quelques jours, des sites électroniques proches du parti islamiste du PJD et sa presse ne trouvent pas assez de mots violents pour tirer à boulets rouges sur l’ancien « Prix Goncourt » après des propos jugés peu amènes sur les électeurs du PJD.

Il faut dire que l’écrivain n’y est pas allé avec le dos de la cuillère, notamment en avançant que ceux qui ont voté pour le parti islamiste lors des dernières élections sont des analphabètes qui ne connaissent pas la moindre signification du concept de démocratie. Il avait également dressé un tableau peu reluisant de la situation politique et du sous-développement dans le royaume.

Dès le lendemain, les propos de l’auteur de la « Buit Sacrée » qui ont été sortis de leur contexte par ses adversaires islamistes ont créé un profond malaise au sein de la société toute entière, obligeant Tahar Bengelloun à faire amende honorable en s’excusant si ses propos avaient été mal interprétés, mais il était trop tard car le mal avait déjà été fait et fait sortir les islamistes du PJD de leurs gonds qui lui ont déclaré la guerre.

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