L’équipe d’Obama redouble de coups contre Romney après sa dernière défaite

L’équipe d’Obama redouble de coups contre Romney après sa dernière défaite

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M. Romney, longtemps vu comme le favori pour disputer la présidence à M. Obama lors de l’élection du 6 novembre, a subi une déroute samedi en Caroline du Sud, où l’ancien président de la Chambre des représentants Newt Gingrich l’a distancé de près de 13 points après avoir mené une campagne populiste et conservatrice.

M. Romney, à l’image de modéré, « se retrouve dans une position de plus en plus affaiblie dans toutes les catégories d’électeurs qui sont cruciales à un républicain pour remporter l’élection » présidentielle, a assuré le directeur de campagne de M. Obama, Jim Messina, dans un message publié lundi matin.

A huit jours de la prochaine échéance du processus de désignation du candidat républicain en Floride (sud-est), M. Messina a affirmé que « plus les électeurs en apprennent sur Romney, moins ils ont une bonne opinion de lui ».

« Cette semaine, les électeurs de Floride vont rencontrer un candidat sans valeurs essentielles, qui pense qu’il a le droit de jouer sans respecter les mêmes règles » que ses adversaires, a affirmé M. Messina, alors que les démocrates tentent de dépeindre M. Romney comme le défenseur des privilégiés.

« Comme leurs prédécesseurs dans d’autres Etats votant au début (des primaires), ils verront un professionnel de la politique qui est prêt à tout dire et à défendre toutes les causes pour être élu et (qui) est déconnecté de la classe moyenne américaine », a-t-il poursuivi.

M. Romney, ancien repreneur d’entreprises, « se targue d’être un homme d’affaires formidable. Mais les Américains ne veulent pas acheter ce qu’il a à vendre », a ironisé M. Messina.

L’équipe Obama a aussi insisté sur l’une des vulnérabilités perçues de M. Romney, son refus de divulguer le montant des impôts qu’il acquitte. Dimanche, le candidat républicain a cédé et affirmé qu’il publierait cette semaine sa feuille d’impôts pour 2010, puis à terme celle de 2011.

Mais M. Messina a noté que cela ne lèverait pas le voile sur la période lors de laquelle M. Romney avait dirigé l’entreprise de capital-risque où il a fait fortune, Bain Capital.

Cela « affaiblit encore davantage l’argument central de sa candidature. Si Romney pense que son expérience chez Bain le qualifie sans ambages pour être président, pourquoi ne laisse-t-il pas le public examiner ses impôts de l’époque? (…) Qu’a-t-il à cacher? », s’est interrogé le collaborateur de M. Obama.

L’équipe Obama poursuit ainsi sa stratégie d’attaques frontales menées contre M. Romney depuis la fin 2011, preuve qu’elle considère l’ancien gouverneur du Massachusetts comme son concurrent le plus dangereux.

Le message de M. Messina ne décoche aucune flèche contre M. Gingrich, vu comme un adversaire plus facile à battre pour M. Obama: les derniers sondages donnent quelque 11 points d’avance au président démocrate sortant contre l’ancien président de la Chambre, artisan de la « nouvelle droite » américaine dans les années 1990.

AFP_____________________

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