Les atrocités des crimes dans les camps de Tindouf mises à nu...

Les atrocités des crimes dans les camps de Tindouf mises à nu par un ancien dirigeant du « polisario »

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M. Fateh, connu dans les camps de Tindouf sous le pseudonyme d’Ahmed Felipe, a souligné, lors de la deuxième partie d’un entretien à la Radio régionale de Laâyoune, diffusé mercredi soir, que le soi-disant « organe de lutte contre l’espionnage », que certains appellent: « de l’aéroport au trou », a commis d’ignobles actes de violations, ajoutant que cet organe était derrière plusieurs enlèvements, meurtres et tortures à l’égard des femmes, enfants, hommes et personnes âgées.

Il a, à ce propos, cité plusieurs noms de ces victimes, dont Al-Chafiî Ould Taïb, qui avait subi différentes sortes de tortures et supplices dans l’effroyable prison « Al Rachid », et Al Kouri Abdeljalil, qui porte encore les séquelles des sévices corporels, ainsi que Dah Ould Bekkar et Salem Barka, sauvagement torturés avant d’être liquidés.

M. Fateh a également fait état de l’assassinat d’éléments du polisario annoncés, plus tard, comme tués sur « le champ de bataille » dont Laasiri, Sidi Ahmed Ould Brahim, Khalil Ahmid et Mohamed Ali Ould Daha Ould B’rek.

Cet ancien dirigeant du « polisario » a indiqué qu’il a été procédé à l’enlèvement et la liquidation de ressortissants espagnols alors que plusieurs « intellectuels », accusés d’appartenir à des réseaux d’espionnage, ont été enlevés et liquidés car « ils représentent une menace pour l’avenir de l’ancienne direction qui cherche, à tout prix, à se maintenir au pouvoir ».

Fateh Ahmed Ould Mohamed Fadel Ould Ali Salem, né en 1954 aux environs de Smara, a rallié le « polisario » en 1975 et rejoint son aile militaire avant d’être affecté à la base « Al Janine Bourzek » en Algérie où il avait suivi ses premiers entraînements. Il a ensuite regagné Tindouf où il avait suivi de nouveaux entraînements militaires au « camp N’Khila ».

Il a été chargé par la suite de l’intendance avant d’être nommé à la soi-disant « direction de la sûreté », puis directeur de la sécurité publique du soi-disant « croissant rouge sahraoui », avant son affectation au pseudo organe des « renseignements civils » dans les camps de Tindouf. Il a été nommé « chef de la sûreté de la 3ème zone militaire », poste qu’il avait occupé avant de regagner la mère-patrie, le Maroc.

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