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Alors qu’il avait promis par le biais d’un projet de loi déposé au parlement d’interdire formellement la consommation de « Chicha » dans les cafés et les hôtels, le ministère de l’intérieur semble avoir baisser les bras et fait marche arrière devant un puissant lobby des propriétaires de ces établissements qui semblent avoir momentanément remporter la partie. Du moins une première marche car les autorités soutenus par les députés islamistes au parlement ne craignent pas de revenir à la charge et de contrer ce groupe de pression pour que la future loi soit adoptée et appliquée dans toute sa rigueur. Car il en va de santé des citoyens et de la préservation des valeurs car non seulement ces établissements à narguilé sont sources de problèmes de santé et au sein de familles mais ils donnent également l’impression que les autorités ferment les yeux sur ce grave phénomène et encouragent un commerce qui reste licite et qui profite aux caisses de l’état en fin de compte. L’argument de masse des propriétaires de cafés et d’hôtels reste inattaquable car ces derniers estiment à juste titre que rien, dans la religion islamique n’interdit la chicha et qu’elle n’est pas considérée comme une drogue puisque qu’elle se vent au Maroc , comme ailleurs dans le monde, de manière tout à fait légale.                  A la seule différence que rien ne protège les jeunes marocains, les mineurs surtout, contre ce fléau qui les touche de plus en plus et qui poussent des adolescentes à se prostituer pour s’assurer une dose quotidienne. En attendant une solution, les cafés et hôtels à chicha continuent de prospérer au prétexte qu’ils encouragent le tourisme, surtout celui des ressortissants des pays du Golfe.

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