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A deux reprises ces derniers jours, le chef du gouvernement et leader du parti islamiste du PJD, Abdelilah Benkirane, s’est lâché devant des auditoires différents pour dévier de son discours et se mettre à raconter des blagues, dont une particulièrement salée remettant encore une fois sur le tapis, la question du défaut de maîtrise de langage de ce dernier lors de ses interventions publiques, des dérapages verbaux que lui interdit en principe son statut de premier ministre d’un pays, premier dans l’ordre protocolaire. Pourtant, Abdelilah Benkirane continue de balayer d’un revers de la main toutes les critiques qu’il reçoit en ce sens et ne parvient pas à se défaire de ses manies et de son imager d’amuseur de galerie qui brouillent son message politique. La dernière blague qui a fait rire une partie de l’assistance venue pour l’écouter, n’a pas été appréciée en revanche par l’autre moitié dont beaucoup de femmes scandalisées par ses propos salaces d’autant plus qu’il venait de lancer des allusions douteuses aux femmes lors de sa sortie précédente qui a fait couler beaucoup d’encre. Car là est le véritable problème pour les mouvements féministes, car à chaque fois que le chef du gouvernement se permet des libertés de vocabulaire ce sont les femmes qui sont ciblées, dévoilant selon eux ou elles, son penchant misogyne.

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