Les chants soufis de la confrérie Skallia de Fès séduisent au festival...

Les chants soufis de la confrérie Skallia de Fès séduisent au festival d’Evora

185
0
PARTAGER

En animant de la plus belle manière la dernière soirée de cette 17ème édition, qui se tient cette année sous le thème « les rituels de l’orient et de l’Afrique », les membres de la troupe dirigée par le jeune et talentueux Marouane Hajji , aux voix suaves et aux ornementations vocales inouies, ont réussi à offrir au public des moments magiques de grand art et le transporter dans un voyage méditatif et une véritable escapade spirituelle de pureté et d’ascension.

A travers des instruments qui font vibrer la sensibilité du coeur et de l’esprit, l’ensemble marocain qui s’est produit au palais Cadaval, a offert au public des moments d’intensité et d’émotion uniques et un voyage sublime au coeur du riche patrimoine soufi, en interprétant des compositions puisées dans l’âme du patrimoine soufi de la région de Fès et qui ont pu être conservées et retransmises à travers les siècles, actualisées et remises au goût du jour.

Avec sa voix imposante et aux étendues immenses, le groupe a exécuté dans un tempo d’abord lent puis graduellement accéléré, des chants illustrant la richesse culturelle et spirituelle du soufisme marocain fort de son universalité, et alimentant un imaginaire qui traverse les siècles et transporte les mélomanes dans un monde magique de convivialité spirituelle.

Cette soirée a été l’occasion pour le public portugais de s’imprégner, avec sensibilité et émotion, de l’âme du soufisme marocain, voie d’amour, de paix et de tolérance dont le message d’universalité a franchi les frontières et de découvrir le chant soufi de Fès qui a su traverser les siècles en s’enrichissant d’apports culturels extérieurs à l’arrivée des Arabes d’Espagne, après la chute de Grenade.

Le très jeune Marouane Hajji, né à Fès en 1987, prolonge cet héritage qu’il a su façonner vocalement à sa guise, favorisant la quête de cette extase tant sollicitée par ce répertoire sacré. Le festival de la musique classique d’Evora a été créé en 1994, à l’initiative de la duchesse de Cadaval et se tient dans le palais des ducs de Cadaval dans cette cité historique, un savant mélange d’architectures romaines, médiévales et classiques et dont le centre-ville a été classé en 1986 au patrimoine mondial de l’Unesco. Initialement dédié à un programme entièrement classique, le festival a été transformé et est désormais une vitrine d’un large éventail de styles de musique du monde traditionnelles et contemporaines.

« Dans un monde de plus en plus complexe et qui subit de grands bouleversements politiques, économiques et écologiques, nous nous efforçons de montrer ce qui reste encore de la beauté du monde. C’est la différence culturelle entre les peuples qui fait la richesse du patrimoine de l’humanité », a souligné la duchesse de Cadaval, lors de cette soirée organisée avec le concours de l’ambassade du Maroc au Portugal.

La duchesse de Cadaval a également tenu à souligner la richesse et la diversité de la culture marocaine, affirmant qu’elle porte un intérêt particulier aux chants soufis.

Les deux précédentes soirées de cette manifestation de trois jours, ont été dédiées au Burkina Faso à travers la danse des masques de lune (sumbo poa) appelés également masques de tissus et à l’Inde qui a présenté des tableaux acrobatiques des jeunes danseurs Gotipuas.

MAP__________________________

Faites vos achats en quelques clics sur www.economat.ma , le 1er supermarché en ligne à Rabat

www.actu-maroc.com

actumaroc@yahoo.fr

 

 

Commentaires