Les Croates exhortés à dire « oui » à l’adhésion à l’UE malgré la...

Les Croates exhortés à dire « oui » à l’adhésion à l’UE malgré la crise

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« Dimanche sera un grand jour. Vous allez prendre une des plus importantes décisions de l’histoire de la Croatie », a déclaré vendredi le président croate Ivo Josipovic, dans un discours solennel diffusé par les principaux médias du pays.

« Je vais participer au référendum et vais voter pour une Croatie européenne. Je vous invite à y participer aussi. Dites +oui+ à la Croatie et Dites +oui+ à l’Europe », a-t-il ajouté.

M. Josipovic a assuré que la crise économique n’était pas un argument pour refuser l’adhésion à l’UE. « Bien au contraire, la crise est une raison de plus pour dire oui à l’Europe (…). L’Europe est un remède. L’Europe est une grande chance et c’est à nous d’en profiter », a-t-il poursuivi.

Le « oui » – qui a besoin d’une majorité simple pour s’imposer -, devrait l’emporter avec entre 55% et 60% des voix, alors que le « non » tourne autour de 30%, selon les derniers sondages.

Après la puissante Eglise catholique croate, le parlement a, à son tour, appelé à voter « oui » dans une déclaration adoptée jeudi et qui qualifie l’entrée dans l’UE d' »intérêt national stratégique ».

Alors que l’UE est confrontée à une grave crise, les élus croates assurent aux électeurs que l’adhésion leur apportera « un environnement financier et macroéconomique stable » qui permettra de renouer avec la croissance.

Très affectée par la crise mondiale, l’économie croate a été en récession à partir de 2009, avant de se relever modestement en 2011, avec une hausse du PIB évaluée par la banque centrale à 0,4%.

Une situation qui ne décourage pas pour autant les pro-Européens. « Les gens assimilent l’UE à la zone euro en crise, ce qui est complètement erroné », dit Mislav Bebek, un homme d’affaires zagrébois.

L’espoir d’un embellissement économique dans ce pays de 4,2 millions d’habitants qui compte 17,9% de chômeurs, incite aussi Angelina Savric, 51 ans, à soutenir l’adhésion.

« Les frontières seront ouvertes et il sera plus facile de trouver du travail. C’est important pour nos enfants », affirme cette femme, employée de la sandwicherie « Euro Food », à Petrinja, à 60 km au sud-est de Zagreb.

L’enthousiasme envers l’Union qui a connu des sommets, avec un soutien de plus de 80% de la population à l’appartenance au bloc européen, s’est estompé pendant les négociations d’adhésion (2005-2011), en partie en raison de sévères conditions fixées par Bruxelles, dont l’intransigeance était parfois perçue comme du « chantage ».

« Je ne veux pas qu’on adhère à quelque chose qui est en train de s’effondrer », dit Miro Moro, un quinquagénaire inquiet des mauvaises nouvelles en provenance de l’UE.

« Ca suffit, nous avons déjà fait partie d’une union qui s’est écroulée », ajoute-t-il, faisant allusion à la fédération socialiste de Yougoslavie, dont la Croatie, indépendante depuis 1991, a été l’une des six républiques, et qui a éclaté dans les années 1990 à la suite de sanglants conflits.

Si le « oui » l’emporte, la Croatie, également membre de l’Otan depuis 2009, devra encore attendre la ratification du traité d’adhésion – signé en décembre -, par chacun des 27 Etats membres de l’UE avant de s’intégrer officiellement au bloc, le 1er juillet 2013.

Après la Slovénie en 2004, la Croatie sera la deuxième des ex-républiques yougoslaves à adhérer à l’UE, une perspective offerte à l’ensemble des pays des Balkans occidentaux.

 

AFP_______________

 

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