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Les candidats à l’investiture démocrate en vue de la présidentielle de 2016 se sont élevés, samedi soir, contre « les républicains qui diabolisent » les Musulmans, faisant allusion à Donald Trump.

S’exprimant lors du débat télévisé organisé par la chaine d’information ABC News à Manchester (New Hampshire-nord-est), l’ancienne secrétaire d’Etat US, le sénateur de Vermont et l’ancien gouverneur du Maryland ont dénoncé les propos « racistes » et « discriminatoires » qui divisent et portent atteinte aux valeurs des Etats Unis.

Dans ce sens, Mme Clinton a souligné la nécessité de faire preuve d’unité face au terrorisme au lieu de « pousser les Musulmans-américains à se sentir marginalisés », notant que tout un chacun doit être impliqué dans la lutte contre la radicalisation.

Même son de cloche chez M. Sanders pour qui le vrai combat est de focaliser sur les questions qui améliorent le vécu quotidien de la classe moyenne, au lieu d’attiser les braises de la division.

De son côté, M. O’Malley a fait remarquer qu’il est temps pour un « nouveau leadership qui unit tous les Américains » et qui ne sacrifie pas les valeurs sacrées des Etats Unis sur l’autel du terrorisme et du racisme.

Evoquant la lutte contre le groupe Etat islamique (EI), les candidats à la course vers la Maison Blanche ont mis l’accent sur l’impératif de protéger le peuple américain contre la menace terroriste, mais sans pour autant mettre en péril les vies des soldats américains.

Les trois intervenants se sont opposés à l’envoi de troupes américaines au sol pour combattre l’EI, en indiquant que la meilleure voie pour relever le défi sécuritaire posé par ces extrémistes est de mener une forte coalition qui réunit plusieurs pays du monde.

Dans ce contexte, l’ancienne chef de la diplomatie américaine a plaidé en faveur d’une intensification des frappes aériennes, du partage de renseignement et de la consolidation du programme de formation et d’entrainement des troupes locales, en Irak et en Syrie.

Elle a, en outre, insisté sur l’impératif de monter une coalition interne pour contrer la propagande de l’EI aux Etats Unis, notamment à travers une coopération étroite avec les entreprises de technologie, estimant que l’accès aux armes à feu n’est pas le meilleur moyen pour assurer la protection des Américains.

Pour Sanders, les Etats Unis ne doivent pas être impliqués directement dans cette lutte ou procéder à une action unilatérale pour vaincre l’EI. Il s’est prononcé plutôt en faveur d’une coalition qui réunit les grandes puissances du monde et des pays de la région.

La recette proposée par l’ancien gouverneur du Maryland pour contrecarrer la menace de l’EI aux Etats Unis est de procéder à une analyse rigoureuse des renseignements pour mieux détecter les « loups solitaires ».

Il a également indiqué qu’il compte, s’il est élu Président des Etats Unis, bâtir de nouvelles alliances « diplomatiques et militaires » sur le plan international pour combattre le groupe Etat islamique en Irak et en Syrie

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