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Le numéro 1 du mouvement séparatiste sahraoui du Polisario, Mohammed Abdelaziz, qui a quitté ce monde cette semaine a tenu à laisser un semblant de testament politique sur son lit de mort en évoquant devant ses proches et des membres du personnel médical américain qui avaient fini par avoir sa confiance, des vérités pas très bonnes à dire pour ses protecteurs algériens auxquels il avait prêté allégeance pour les aider à maintenir un conflit artificiel et créer un fantasme séparatiste.

Selon des révélations faites tout juste avant sa mort, il aurait dit avoir regretté tout le long de son parcours à la tête de son mouvement être resté pieds et poings liés devant le pouvoir algérien et d’avoir servi sa propre réclame contre le Maroc alors que, a-t-il poursuivi, tout l’intérêt était de trouver une solution avec les autorités marocaines et ne pas embarquer toutes des populations innocentes dans une aventure sans issue qui n’a jamais fait avancer d’un pouce toutes ses idées.

D’autres révélations sur le lit de la mort laissent clairement indiquer, que malgré une entente de façade, ses relations avec Alger n’étaient guère au beau fixe et que cette dernière avait songé à le remplacer par un interlocuteur plus docile et plus perméable aux thèses algériennes. De quoi influencer le choix d’un successeur dans las prochains quarante jours.

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