Maison A la une Les dessous du Boycott où quand le gouvernement méprise les citoyens !

Les dessous du Boycott où quand le gouvernement méprise les citoyens !

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L’appel au boycott lancé le 20 avril à l’encontre de marques des groupes Holmarcom, Akwa et Centrale Danone a suscité  des réactions très controversées  et des interrogations  diverses quant à son origine. Comment  expliquer que ce mouvement de boycott lancé par des internautes non identifiés sur les réseaux sociaux pour dénoncer les prix  et visant le lait « Centrale », l’eau minérale SIdi Ali et avant eux les carburants « Afriquia » ait  pris une ampleur insoupçonnée . Il n’y a jamais de fumée sans feu alors s’agit -il d’un raz -le bol des consommateurs !?

Si oui,  il faudra chercher au plus vite les raisons  du mécontentement avant que la contestation ne prennent  des proportions alarmantes .

Tout avait  commencé le vendredi 20 avril, sur  Facebook. Comptant plus de 750.000 « likes », la page Wavo dont les administrateurs sont  restés anonymes, a publié un post dans lequel elle appellait ses fans à boycotter les marques Sidi Ali, Centrale Danone et Afriquia dans l’espoir qu’elles revoient le prix de leurs produits de grande consommation à la baisse. « Une nouvelle campagne va être lancée, ce sera la première du genre dans l’Histoire du Maroc. Nous allons tous nous mettre d’accord pour boycotter un produit pendant un mois, jusqu’à ce qu’on baisse son prix« , annoncait  la publication . S’il est vrai que certains produits connaissent des hausses injustifiées et s’il est vrai qu’à la veille de chaque mois sacré de Ramadan la spéculation bat son plein, nombreux persistent à croire que cette campagne a avant tout des motivations politiques vivant à  chauffer les esprits à l’approche de la fête du travail et du mois de Ramadan.xDepuis le Salon international de l’agriculture de Meknès mercredi dernier,  Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture, avait estimé que cet appel au boycott n’aurait pas d’impact. La veille, Mohamed Boussaid, ministre de l’Economie, déclarait lors d’une intervention au parlement que les instigateurs de la campagne étaient des étourdis et n’a fait  que jeter de l’huile sur le feu en traitant les initiateurs de cette campagne de « fous » .

Au dernières nouvelles , les premières publications appelant  au boycott ont été supprimées par les administrateurs des pages qui en sont à l’origine !

Ce qui est intriguant et flagrant, c’est que le  gouvernement n’a même pas fait semblant de défendre les citoyens marocains mais par contre, certains ministres ont été très prompts à être les avocats des entreprises concernées..

Dans tous les cas,  pour les prochaines élections certains auront bien du mal à convaincre les abstentionnistes et les déçus de ne pas boycotter les élections..

Pour le reste,  boycotter est un acte citoyen qui fait partie de la liberté de choix que garantit la démocratie en principe..

Mais pour cela,  c’est pas très malin de garder l’anonymat car lorsqu’on a le courage de ses idées et de ses convictions on n’agit pas la  face voilée  !

Hafid Fassi Fihri

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