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Les personnes arrêtées en marge des manifestations à Al Hoceima subissent des mesures punitives de la part des autorités marocaines, affirment les avocats de la défense.

Interrogé par l’AFP, Abdessadek El Bouchtaoui, l’un des avocats des détenus explique que la plupart d’entre eux « sont en cellule d’isolement, ce qui s’apparente à une mesure punitive alors même qu’ils n’ont pas été jugés ». Ce constat est partagé par le coordinateur du Comité de défense des détenus d’Al-Hoceïma qui considère que les droits fondamentaux des détenus ne sont pas respectés.

« Nourriture de mauvaise qualité, isolement, durée des visites limitée à 10 minutes… Les droits fondamentaux des prisonniers ne sont pas respectés », accuse l’avocat Rachid Benali.

Par ailleurs, l’état de santé de Rabii Elablak inquiète sérieusement. En grève de la faim depuis 10 jours, « son état de santé s’est beaucoup détérioré », soutient Benali, alors qu’un proche évoque les « conditions de détention déplorables » tout en admettant qu’il n’a « pas subi de violences physiques ». « Il porte les mêmes vêtements depuis son arrestation (…), il a beaucoup maigri », confie un de ses proches.

Ces accusations ne sont pas du tout partagées par les autorités. Dans un communiqué publié mercredi, l’administration pénitentiaire assure respecter scrupuleusement des droits des détenus, balayant les rumeurs de grève de la faim de certains détenus.

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