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C’est la fin de lune de miel entre les professionnels de la presse et le ministre islamiste de la communication, Mustapha El Khalfi, en raison de nombreuses divergences sur des points essentiels du futur code de la presse actuellement examiné par le parlement.
L’association des éditeurs de journaux estiment que si le texte est adopté en l’état, il constituera la plus grande régression de l’histoire de la presse nationale qui menace dans certains cas, la survie de ces titres menacés.
De manière insidieuse et illogique, le projet vise à imposer des règles aux journaux dans leur manière de gérer leurs relations avec le monde de la publicité, ce qui vise à limite leurs revenus et constitue une immixtion dans leur gestion. Ceci, d’autant plus, que le texte prévoit également de fixe r des tarifs publicitaires communs, chose inenvisageable ailleurs.
Est vivement décrié dans le texte également, le principe de sanctions financières contre la presse alors que dans les pays avancés seules sont retenues les sanctions morales en raison du risque de voir les journaux fermer l’un après l’autre. Du reste, les peines privatives d’exercice pour les journalistes et les sanctions pour manquements déontologiques constituent le plus lourd des divergences entre les deux parties, alors qu’avec son texte, le ministre montre clairement qu’il a opté pour une nouvelle approche: l’asphyxie des journaux restera la meilleure arme contre leurs velléités d’émancipation.
Par Jalil Nouri
actu-maroc.com

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