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Comme s’ils s’étaient passés le mot pour les prochaines élections
communales et régionales, tous les partis politiques ont décidé de
confier leur sort à des femmes comme ils ne l’avaient jamais fait au
paravent dans un souci semble-t-il de conformité avec l’esprit de la
nouvelle constitution adoptée en 2011, ces consultations étant les
premières depuis son entrée en fonction. Le royaume s’apprête donc à
l’arrivée à la tête des communes de nouveaux visages féminins et
pourquoi pas à la tête des régions rompant avec un passé exclusivement
féminin, ce qui ouvrirait la voie à de nouvelles méthodes et
politiques dans la gestion de ces entités administratives et
territoriales, des changements longtemps espérés. D’ores et déjà, les
candidatures féminines poussent leurs adversaires masculins à revoir
leurs copies et la stratégie électorale à suivre dans la perspective
de duels très serrés et haletants dans plusieurs circonscriptions du
pays.

Ainsi de grandes villes comme Casablanca, Marrakech et Rabat focaliseront
l’attention pour l’obtention des mairies avec les candidatures de
Yasmina Baddou dans la première et Fatima-Zahra Mansouri pour un
deuxième mandat à Marrakech et Samira Achour pour celle de Rabat.

Au niveau de la présidence des régions, le parti du RNI présentent pas
moins de deux femmes, Sanâa Bekkali, pour celle de Fez-Meknès et la
ministre -déléguée aux affaires étrangères M’Barka Bouaida dans les
provinces du Sud. Autant dire que ces candidatures et les centaines
d’autres féminines au niveau des communales constitueront une
première.

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