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Rarement la première chambre du parlement, dont les sièges ont été distribués conformément aux résultats des élections législatives du sept octobre dernier, n’aura enregistré autant de jeunes députés, poussés par, soit leurs parents qui ont déjà dirigé des partis ou en tant que chefs de formation actuellement, alors que d’autres ont obtenu leur ticket comme héritage politique.
Si la plus jeune de ces députés est sagement assise aux côtés de son père, une image touchante qui a marqué cette rentrée parlementaire, deux membres de la famille Châabi, Faouzi et Asmâa sont souvent assis sur le même banc dans une fraternelle complicité pour parler business familial beaucoup plus des problèmes de leurs électeurs.
Une complicité similaire que l’on retrouve entre deux nouveaux jeunes députés, le fils de l’ancien patron du parti de l’Istiqlal , Abbes El Fassi et celui de l’actuel leader de cette formation, Hamid Chabat, élus par la grâce du sésame de la liste « Jeunes » qui leur a évité de chercher la légitimité populaire qu’ils n’auraient probablement jamais eu.
Il en est de même dans une autre catégorie qui ont pu gagner leur siège par les urnes grâce au nom qu’ils portent après que leurs pères respectifs leur aient balisé le chemin, comme le député Abdessamad Archane, fils du fondateur de la formation du MDS ou encore le fils du pilier de l’UC, Driss Radi qui a tenu jusqu’au bout à ce que son fils entre en politique de la meilleure des manières.
Que celui qui prétend que la rente politique n’existe pas lève la main.

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