PARTAGER
Résolument décidés à en découdre avec le gouvernement Benkirane après cinq mois de grève contre des mesures auxquelles ils s’opposent, les enseignants stagiaires ont promis une année noire aux autorités pour répondre à la menace d’une année blanche brandie par le ministère de l’éducation nationale. Cette épreuve de force devrait atteindre son  pic le 20 février prochain, une date symbole qui fait référence au mouvement de colère qui a abouti en 2011 à l’adoption d’une nouvelle constitution suite à une série de manifestations qui avaient fait craindre le basculement du pays dans la tempête qui a emporté plusieurs régimes au cours de ce qu’il est convenu d’appeler à présent, le  » Printemps Arabe « .
Les enseignants-stagiaires voudraient donc faire sortir dans la rue et à travers tout le pays, les nostalgiques de ce mouvement du « 20 février » pour commémorer la date de sa création en organisant des manifestations monstre qui dépasseront le cadre de leurs revendications avec l’objectif clair d’affronter les forces de l’ordre et alerter l’opinion publique nationale et étrangère pour amener le gouvernement à annuler ses décisions. En d’autres termes et avec le concours étudié de jeunes révoltés et excités, les enseignants stagiaires cherchent à semer le désordre avec toutes ses conséquences, sachant que les autorités les soupçonnent  d’être eux-mêmes manipulés par le mouvement islamiste toléré mais non autorisé « Al Adl Oua Al Ihssane ».
Par Jalil Nouri

Commentaires