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Celles qui en avaient rêvé seront déçues d’apprendre que la parité avec les femmes ne figurera pas parmi les priorités fixées par le nouveau gouvernement de Saad Eddine El Othmani.
Le secrétariat d’état à la parité pour accompagner en parallèle la création de l’agence dédiée aux mêmes efforts pour l’égalité hommes-femmes aux hautes fonctions au sein de la fonction publique et dont le principe avait été applaudi et encouragé par les leaders politiques, y compris ceux du PJD, a été abandonné en cours de route et renvoyé aux calendes marocaines.
Pire encore, le nombre de femmes ministres présentes dans la prochaine équipe sera au mieux égal à celui du gouvernement sortant et au pire inférieur.
Certes, il a été demandé aux formations politiques lors des tractations de la semaine dernière, d’inscrire le nom d’une femme pour chaque ministère proposée, mais les noms des concernées seront restées en troisième position, autant dire qu’elles n’avaient pratiquement aucune chance d’être choisies. Ce sont finalement les islamistes du PJD ainsi que Akhenouch pour le RNI qui parviendront à imposer deux noms chacun alors que les autres partis n’en garderont qu’un seul par pure forme, loin de tout souci de parité qui ne convient finalement qu’à servir la soupe dans les argumentaires des discours électoraux. Ce ne sera pas la seule promesse non tenue dans un débat qui se prolongera au parlement encore une fois.

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