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Le Conseil Économique, Social et Environnemental vient de publier une étude très éloquente sur la situation des femmes au Maroc, rapport qui ne va pas réjouir celles qui ne cessent de se battre pour l’émancipation des marocaines à différents niveaux. Guerre de progrès et guère d’espoir de voir la situation changer de sitôt semble être le maître-mot du constat.
En premier lieu, le Cese s’arrête sur leur taux d’activité en milieu urbain qui, en l’espace de vingt ans, est passé de 28 à 17, 4 %. Dans les hautes fonctions, leur taux n’est que de 34,4% alors que dans que dans la catégorie des ouvriers et des manœuvres, elles forment plus de la moitié des bataillons. Bien qu’elles parviennent de plus en plus les hautes sphères du privé et de la fonction publique, les mauvaises surprises les attendant avec les inégalités de salaires et le harcèlement. Dans l’ensemble, les salaires des femmes représentent 80 % celui des hommes, enregistrant ainsi un léger mieux en cela.
 Seul motif de satisfaction, les filles sont plus attachées aux études poussées que par le passé puisqu’elles constituent  40 % des effectifs dans les grandes écoles et près de 55% dans les instituts et les écoles supérieurs avec un net penchant en matière de débouchés pour la médecine, la pharmacie, le commerce, la gestion et les nouvelles technologies. Côté parité au niveau de la politique, les droits ne sont pas égaux non plus. Conclusion : un long chemin reste encore à parcourir.
Par Jalil Nouri

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