Les forces de sécurité tuent plus de 70 manifestants: Vendredi sanglant en...

Les forces de sécurité tuent plus de 70 manifestants: Vendredi sanglant en Syrie

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Ainsi, le vendredi aura été une fois de plus sanglant dans les localités d’Ezreh, dans la province de Deraa, au sud de la capitale Damas. D’autres manifestations ont été violemment réprimées à Hirak, dans la  même province et à Douma, à 15 km au nord de la capitale. Cette hécatombe n’a pas épargné les localités de la banlieue proche de Damas où d’autres victimes ont été signalées à Barzeh, Harasta et à Maadamiya.
Un premier bilan avait fait état d’au moins 15 morts avant de monter à 40 en fin de journée pour enfin aboutir au chiffre effarant de plus de 70 victimes en début de soirée. Ce bilan risquait encore de s’alourdir.

Des dizaines de personnes ont été également blessées par les tirs des forces de l’ordre qui tentaient de disperser les manifestants dans plusieurs villes. La levée de l’état d’urgence, qui phagocyte les libertés en Syrie depuis 1963, constitue une des principales revendications des opposants au début de la contestation. Mais ils réclament aussi des réformes, la libération des prisonniers politiques et la fin de la mainmise des services de sécurité sur la société.
Ainsi, les réformes annoncées par le président syrien, Bachar Al-Assad, n’ont pas absorbé la contestation contre le régime en place. Ces concessions n’ont pas arrêté la répression féroce au quotidien des manifestants. Le souci du pouvoir est de garantir sa pérennité.

Le gouvernement syrien a approuvé, mardi dernier, un projet de loi pour la levée de l’état d’urgence ainsi que des projets de loi pour l’abolition de la cour de sûreté de l’Etat et pour réglementer le droit de manifester. Adoptée en 1962 et en vigueur depuis l’arrivée au pouvoir du parti Baas en 1963, la loi d’urgence étouffe toutes les libertés. la Syrie est dirigée depuis 1963 par un seul parti, à savoir le parti Baas. Le pouvoir est dominé par la minorité alaouite qui est de confession chiite. Une minorité qui consacre la domination des militaires sur la scène politique en Syrie. Hafez Al Assad, qui a pris le pouvoir en 1970 par un coup d’Etat, a régné 30 ans durant.
A sa mort, en 2000, le pouvoir est revenu à son fils Bachar.

Amnay idir/Elwatan.com________________________

 

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