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Les forces politiques « crédibles » sont devant le défi de réussir le processus démocratique enclenché (Mustapha Alkhalfi)

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M. Khalfi, également directeur de publication du journal « Attajdid », qui intervenait mercredi soir à Kénitra lors d’une conférence sur « les questions de l’identité et le changement démocratique « , organisée par la section locale du mouvement, a estimé que les enjeux de la réforme constitutionnelle doivent permettre à la société d’assumer elle-même la défense de son identité à travers des référendums populaires sur les questions fondamentales, comme c’est le cas dans plusieurs Etats des Etats-Unis et en Suisse et dans d’autres pays.

Sur la question de la Commanderie des Croyants (Imarate Al Mouminine), M. Alkhalfi a estimé qu’elle figure dans l’actuelle Constitution mais, a-t-il expliqué, il est nécessaire aussi de constitutionnaliser la baïa, acte d’allégeance qui légitime la qualité du Commandeur des croyants pour lui donner encore plus de force juridique dans les relations du Maroc avec l’étranger.

De son côté, M. Abdessamad Marini, de l’Union Nationale des Travailleurs du Maroc (UNTM) a présenté le document que son syndicat à remis à la Commission consultative de révision de la Constitution.

Son syndicat, a-t-il dit, insiste sur le respect des libertés publiques et propose l’inscription dans la constitution d’un certain nombre de droits pour préserver la dignité des citoyens comme le droit au travail, à un logement décent, à la santé et à un salaire minimum garantissant une vie digne.

Il a aussi insisté sur la constitutionnalité de certaines institutions comme l’Instance Centrale pour la Prévention de la Corruption, le Conseil de la concurrence, de la zakat comme moyen de solidarité, l’élargissement des compétences du parlement pour la préservation des deniers publics et le renforcement des mécanismes de la transparence.

Il a aussi cité la constitutionnalisation des libertés syndicales, le droit de grève et l’institutionnalisation du dialogue social et de légalité dans les salaires entre l’homme et la femme.

Pour sa part, Mme Boutheina karouri, présidente de l’association  » Forum Ezzahra de la femme marocaine  » a insisté sur la référence de la constitution à l’islam en tant que religion d’Etat et à la famille pour garantir sa protection et un développement sain de la société.

Elle a fait remarquer que contrairement à plusieurs pays, le concept de la famille n’a jamais figuré dans les constitutions marocaines, alors, a-t-elle estimé, que celle-ci fait face à de graves problèmes. Une révision constitutionnelle, a indiqué Mme Karouri, doit prendre en considération les droits de la femme, notamment le renforcement de sa représentativité comme cela, a-t-elle rappelé, avait été souligné par SM le Roi dans Son discours du 9 mars.

 

MAP________________________

 

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