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L’expérience lors de la dernière législature de la présence des jeunes de moins de 40 comme députés issus des listes nationales des partis, ne sera pas renouvelée au lendemain des élections législatives d’octobre 2016.

Cette expérience qui n’a pas été très concluante, il faut dire, puisqu’elle n’a fait qu’aggraver le système de rente politique que connait le pays, a montré ses limites, de l’avis de certains responsables de partis, qui après s’être montré favorables à son renouvellement, ont fini par faire marche arrière en toute discrétion, après avoir plaidé le contraire lors des réunions avec le ministère de l’intérieur. Il apparaît clair aujourd’hui que cette mesure prise en 2011 en pleine effervescence du « Printemps Arabe », n’avait finalement pour seul but que d’apaiser les jeunes et répondre symboliquement à leurs revendications de représentativité au sein de l’instance législative, sans qu’ils en connaissent les rouages ni le fonctionnement et sans être armés pour cet exercice difficile qui aura réussi toutefois, à deux ou trois individualités.

Ces jeunes qui quitteront le parlement au terme de leur mandat se retrouveront malgré leur jeune âge avec une modeste retraite et leurs sièges, le malheur des uns faisant le bonheur des autres, reviendront aux femmes qui bénéficieront de 30 sièges supplémentaires pour faire passer leur représentativité à un total de 90 pour aller vers une meilleure parité.

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