Les journalistes de la MAP signent une pétition contre leur représentant

Les journalistes de la MAP signent une pétition contre leur représentant

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La pétition a recueilli jusqu’à présent plus de 120 signatures, alors que le représentant n’a obtenu que 73 voix pour son élection. C’est un désaveu franc pour celui-ci, qui doit en tirer les conséquences et présenter sa démission, comme l’a fait dignement son prédécesseur.

Nous précisons que certains collègues ont dit ne pas pouvoir signer la pétition de peur de subir les représailles du représentant lors des délibérations des commissions des bureaux internationaux et des promotions internes. Ironie de l’Histoire : les journalistes craignaient, dans le passé, les foudres de l’administration; aujourd’hui, ils redoutent les jugements iniques de celui qui doit en principe les défendre.

La crainte exprimée par ces collègues en dit long sur le détournement de la mission de représentant qui, au lieu d’être un gage de transparence et d’équité, s’est transformé en une sorte d’épée de Damoclès suspendue au-dessus des têtes de ceux qui n’appartiennent pas au « clan ».

La pétition, qui n’a pas été du goût des « vaches sacrées » de la rédaction, a en revanche suscité un élan d’adhésion volontariste remarquable, contrairement aux allégations de certains collègues qui accusent les signataires d’être les inféodés de l’administration, un classique du genre pour les caciques des arcanes syndicales.

Alors qu’il fallait travailler ensemble pour trouver des réponses adéquates aux causes du malaise général, les ouailles du représentant ont fait feu de tout bois pour jeter l’anathème sur leurs collègues, devenus soudain des pestiférés, des personnes à abattre à tout prix. Tous les moyens sont donc bons: délation, attaque personnelle, calomnie, lynchage médiatique, terrorisme intellectuel…

La campagne de dénigrement, orchestrée par des collègues d’une certaine couleur syndicale, démontre qu’on est à des années lumières des pratiques démocratiques, qui doivent garantir le droit à la différence, à la liberté d’opinion et d’action pour tout un chacun. Les beaux slogans ont été mis à mal dès le premier test.

Notre mouvement se poursuivra sous d’autres formes. Nous invitons tous ceux voulant sortir des sentiers battus de l’action collective à prospecter des formules novatrices devant permettre l’affranchissement des voix muselées, l’expression de toutes les idées, l’ancrage d’une véritable démocratie interne.Notre agence a besoin de sang neuf. Et Dieu seul  sait qu’il y en a. »

 

 

Actu-maroc.com

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