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Il n’y a aucune amitié là où il y a des intérêts. Ceci est  une vérité incontournable que beaucoup d’ attachés de presse essaient ou plutôt font semblant d’ignorer afin de faire de vous un ami sur qui on peut toujours compter pour publier toutes sortes d’informations que vous êtes obligés de prendre -et c’est malheureusement le cas de le dire – pour argent comptant. .
Ceci explique pourquoi ces spécialistes de la communication qui cherchent à nouer avec vous des liens d’amitié professionnelle qui resteront néanmoins suspendus à l’humeur de votre plume.
Dès que vous publiez , par respect pour vos lecteurs, votre conscience professionnelle  et votre éthique  un article objectif et critique à leurs yeux , c’est la grimace et vous serez aussitôt snobé et boycotté .., voire carrément personna non grata ou une very indésirable personne!
En cherchant à gagner votre amitié , certains imaginent que cela va forcément avoir une influence sur votre plume comme si un petit cadeau de fin d’année ou une invitation au restaurant devait vous faire oublier de faire votre métier de journaliste et surtout pas celui de l’attaché de presse qui se résume le plus souvent à celui d’agent de publicité de l’entreprise ou il sévit.
Même s’il est vrai  que les attachés de presse ont souvent affaire à des plumitifs; des journaleux et des correspondants de presse qui sont prêts à écrire n’importe quoi en échange de quelque faveurs .., un dîner bien arrosé ou un deux billets bleu
Le comble aujourd’hui c’est que depuis quelques temps , beaucoup de chargés de la communication au sein des entreprises arrivent même à se passer de la présence de journalistes si ce n’est quelques micros et caméras triés sur le volet , mais pour les autres on envoie bien volontiers un communiqué de presse et quelques clichés de l’événement qui le plus souvent n’en est même pas un et a très peu de chances d’intéresser grand monde. Comme quoi , un journaliste est d’abord perçu par les entreprises et les officiels comme une caisse de résonance qu’on essaie de manipuler ou de corrompre.
Dieu merci,  il existe encore des journalistes qui bien que leur salaire soit une véritable incitation à la débauche résistent malgré l’arrogance et le mépris qu’ils peuvent récolter tous les jours car leur plume n’est pas à vendre.
Entre nous, vaut mieux avoir de vrais ennemis qui vous respectent que des faux-amis hypocrites.

Hafid Fassi Fihri

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