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La visite de la première dame américaine, Michelle Obama, venue au Maroc pour voler au secours des jeunes filles déscolarisées au cours d’un bref séjour, ne restera pas un grand souvenir pour les journalistes marocains envoyés spécialement par leurs journaux dans la ville ocre, pour couvrir la rencontre, du reste gâchée de bout en bout par l’organisation trop minutieuse et pointilleuse à souhait en matière sécuritaire.
Les journalistes ont cru un moment que le président américain en personne s’était déplacé avec son épouse, au vu des multiples fouilles et contrôles de la part des services de sécurité de la présidence américaine, de ceux de l’ambassade américaine et enfin de la police nationale relégués à un rôle subalterne. Pas moins de quatre contrôles successifs avant de pouvoir entrer dans le lieu de la rencontre avec la consigne ferme de se faire discret, d’écouter les échanges et de ne pas chercher à poser de questions à l’issue de la rencontre de Michelle Obama et des deux actrices hollywoodiennes l’accompagnant, car aucun point de presse n’étant prévu.
De mémoire de journaliste, dans aucun événement d’envergure, la presse nationale n’a autant été traitée avec autant de désinvolture, faisant regretter à bon nombre d’entre eux, d’avoir fait un déplacement, une amertume renforcée après avoir vu le traitement privilégié accordé à la chaîne de télévision américaine « CNN » qui avait l’exclusivité de ce grand moment.
Par Jalil Nouri

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