Les manifestations s’étendent au Moyen-Orient, 10 morts en 24 heures

Les manifestations s’étendent au Moyen-Orient, 10 morts en 24 heures

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Les exemples de leurs voisins qui ont provoqué en se mobilisant massivement la chute des présidents tunisien Zine El Abidine Ben Ali et égyptien Hosni Moubarak ont encouragé les contestataires dans des pays ayant en commun déficit démocratique, corruption, népotisme et incapacité des régimes à se renouveler.

 

A Bahreïn, quatre manifestants ont trouvé la mort à la suite de l’intervention des forces de l’ordre dans la nuit de mercredi à jeudi contre un rassemblement Place Perle à Manama où des protestataires, mobilisés depuis lundi, comptaient passer une deuxième nuit sous des tentes. Des dizaines de blindés de l’armée étaient déployés jeudi matin aux abords de la place, selon des témoins.

Ce bilan porte à six, le nombre de manifestants chiites tués à Bahreïn depuis le début du mouvement, lancé via Facebook pour demander des réformes politiques et sociales, dans la foulée des soulèvements en Tunisie et en Egypte. Cet appel a été très suivi par la majorité chiite qui s’estime discriminée en matière d’emploi, de services sociaux, des services publics et de logement dans ce petit archipel du Golfe, gouverné par une dynastie sunnite.

Arrivé au pouvoir à la mort de son père en mars 1999, le roi Hamad ben Issa Al Khalifa, a lancé en 2001 un processus d’ouverture politique après une période de troubles antigouvernementaux animés par l’opposition chiite qui réclamait le rétablissement du Parlement, dissous en 1975.

Selon des témoignages, les forces anti-émeutes ont fait usage de gaz lacrymogènes mais également, selon l’opposition, de balles en caoutchouc et de balles à fragmentation.

En Libye, pays dirigé d’une main de fer depuis bientôt 42 ans par le colonel Mouammar Kadhafi, au moins quatre personnes ont été tuées mercredi à Al-Baïda (est) dans des affrontements entre forces de l’ordre et manifestants anti-régime, ont indiqué jeudi des sites d’opposition et des ONGs libyennes, basés à l’étranger.
« Les forces de la Sécurité intérieure et des milices des comités révolutionnaires ont dispersé, en usant des balles réelles, une manifestation pacifique de jeunes », selon Libya Watch, une organisation de défense des droits de l’Homme basée à Londres. Des appels ont été lancés sur Facebook pour faire de jeudi une « journée de la colère » contre le régime.

Les manifestations avaient commencé dans la nuit de mardi à mercredi à Benghazi (1.000 km à l’est de Tripoli) où 38 personnes avaient été blessées dans des affrontements entre policiers et manifestants anti-régime. Mercredi soir, des SMS ont été envoyés par « les jeunes de la Libye » sur le réseau de téléphonie mobile, mettant en garde celui qui « oserait toucher aux quatre lignes rouges », Mouammar Kadhafi, l’intégrité territoriale, l’islam et la sécurité du pays.

Au Yémen, pays pauvre et instable de la péninsule arabique et allié clé de Washington dans sa lutte contre Al-Qaïda, cinq personnes ont été blessées jeudi à Sanaa lors de violents heurts, qui se poursuivent depuis cinq jours, entre des manifestants réclamant la chute du régime d’Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 1978, et des partisans du pouvoir.

Les manifestants, des étudiants pour la plupart estimés à quelque 2.000 personnes, ont été attaqués dès leur sortie du campus par des partisans du Congrès populaire général (CPG), le parti au pouvoir, armés de gourdins et de pierres, selon un correspondant de l’AFP.

Mercredi, des affrontements entre forces de sécurité et manifestants avaient fait deux morts et deux blessés à Aden dans le sud du pays.

AFP_______________________

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