LES MAROCAINES SE MARIENT MOINS MAIS…DIVORCENT MOINS

LES MAROCAINES SE MARIENT MOINS MAIS…DIVORCENT MOINS

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Une des conclusions importantes de ce rapport à retenir de manière générale est que bien que le mariage soit toujours considéré comme une valeur religieuse et sociale de référence, il est devenu de moins en moins universel.

L’étude révèle en premier lieu, qu’en 2010, le célibat à 50 ans a atteint 6,7% des femmes marocaines, un taux qui atteignait seulement les 0,9% en 1994 alors que chez les hommes, il s’établit à 5,8% en 2010 contre 2,9% en 1994. Sans expliquer le pourquoi de ce recul du mariage, les experts du haut Commissariat au Plan explique que cette évolution de la nuptialité s’est accompagnée d’un recul du divorce. Voilà qui infirme la thèse très répandue que le nombre des divorces a beaucoup augmenté depuis l’entrée en vigueur de la Moudawana, le code de la famille au début des années 2000.

En données brutes, le rapport estime que si dans les années 1960 le tiers des premiers mariages (31%) se terminaient par un divorce, le taux de divortialité a dépassé à peine 10% en 2010. Il y est également précisé que le nombre d’enfants et le sexe de la progéniture influent sur la décision du divorce qui a tendance à baisser avec l’augmentation du nombre d’enfants.

La tendance passe de 19,8% parmi les femmes n’ayant pas d’enfants à seulement 8% parmi celles ayant 4 enfants et plus. Autre indice important à relever, les femmes ayant au moins un garçon, divorcent deux fois moins que celles qui n’en ont pas. Sur un autre plan, les femmes mariées à des cousins germains ou autres parents éloignés, divorcent beaucoup moins (7%) que celles n’ayant aucun lien avec leur époux (11,3%) . Enfin il est intéressant de relever au travers cette étude, que le niveau d’instruction joue également un grand rôle dans le divorce: le taux de divortialité est deux fois élevé parmi les femmes n’ayant aucun niveau d’instruction que parmi celles ayant un niveau d’instruction supérieur ( 11, 5% contre 5,8% ) et parmi les femmes actives que parmi celles inactives ( 17,1% contre 8,7% )  est-il encore précisé dans cette étude.

 

Jali Nouri pour actu-maroc.com ____________________

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