PARTAGER

En pleine polémique sur l’annulation d’un festival de la bière par les autorités de la ville de Casablanca, des chiffres sur la consommation d’alcool croissante par les marocains et les ressources fiscales qu’elles apportent aux caisses de l’état montrent que ce n’est pas demain que bars et autres débits fermeront leurs portes aux nôtres.

Ainsi, chaque année, se sont 85 millions de litres de bières soit 260 millions de bouteilles qui passent entre les mains et à travers les gosiers des consommateurs marocains alors qu’en ce qui concerne les vins et autres spiritueux, la moyenne consommée annuellement tourne autour de 30 millions de litres, ceci sans compter la part presque toute aussi importante des boissons alcoolisées introduites de manière illégale en contrebande à partir des présides de Sebta et Mellilia, ce qui constitue un grand manque à gagner pour les caisses de l’état qui s’en tirent bien ailleurs au niveau du circuit formel. Ainsi, le fisc a pu compter sur des rentrées de l’ordre de 708,7 millions de dirhams pour la seule vente de la bière en 2014 alors que les vins et spiritueux lui a rapporté pas moins de 465,5 millions dans le cadre de l’application de la TIC, la taxe sur la consommation intérieure.

Ces chiffres importants n’incluent pas la production clandestine de boissons alcoolisées bon marché considérées comme la « bibine des pauvres » comme « Mahia » une eau de vie qui fait des ravages au sein des couches défavorisée. Si les textes de loi ne réprimaient pas la consommation d’alcool par les musulmans, il est clair que l’on atteindrait des chiffres autrement plus inquiétants.

Commentaires