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A l’heure du déjeuner ce samedi, rares sont les marocains qui étaient attablé autour de leurs plats favoris. Ils avaient plutôt rendez-vous avec le célèbre classico, le match de football le plus suivi de la planète avec pas moins de 650 millions de téléspectateurs, qui oppose chaque année le club espagnol du Réal Madrid à son rival de toujours, le FC Barcelone, sorti vainqueur de ce duel haletant sur le score sans appel de 3 buts à zéro.
Mais combien étaient-ils ces marocains à se passionner pour une telle confrontation qui dépasse de loin celle du Wydad et du Raja.
A défaut de chiffres officiels, l’on peut aisément parier qu’ils étaient des millions au vu des cafés pleins à craquer et des rues vides, particulièrement dans le nord du Maroc. Comme ils le feraient pour les deux grands clubs de Casablanca sinon plus, les marocains se partagent entre « Réalis » ( supporteurs du Réal Madrid et « Barçaouis », ( leurs homologues du club catalan de Barcelone) et ce degré d’identification avec les voisins espagnols mériterait à lui seul, un long travail de recherche pour les sociologues.
Ce phénomène de société qui touche les marocains autant que les espagnols en raison du voisinage est plus prégnant dans les villes du nord du royaume où les affrontements entre supporters les jours de classico. Les esprits s’y échauffent comme jamais le reste de l’année au point qu’un serveur de café a déjà perdu la vie à Tanger pour avoir demandé à être payé par un client mécontent du résultat de son équipe favorite.
Par Jalil Nouri
Actu-maroc.com

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