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Le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, s’attendait à tout sauf à une fin de mandat aussi compliquée avec une épée de Damoclès sur la tête.

Bien que le navire gouvernemental ait bien tangué à plusieurs reprises ces dernières années, le leader islamiste croyait tant bien que mal mettre sa première expérience qu’il prétend couronnée de succès, au service d’un second mandat dont il s’est pris à rêver.

Ironie du sort, c’est au moment où il s’apprête à partir en campagne, que les événements se précipitent pour contrecarrer ses ambitions. Il y a tout d’abord l’affaire de la crise sans précédent avec l’ONU qui risque de prendre des proportions incalculables lors des prochains mois pouvant aller jusqu’à l’annulation des élections du mois d’octobre et la mise en place d’un gouvernement d’unité nationale dont la direction ne lui sera pas confiée. Benkirane, c’est un euphémisme, est dans une posture d’infériorité telle qu’il est éloigné de toute la gestion de cette crise, se contentant d’une attitude attentiste et passive en espérant des jours meilleurs pour son équipe. Ce n’est pas tout dans sa suite de mauvaises nouvelles, puisque les syndicats annoncent vouloir sortir de leur supposée neutralité politique et lancer une campagne national pour sanctionner le chef du gouvernement et son parti en appelant leurs adhérents à ne pas leur accorder leurs voix.

Un coup dur imprévu pour une formation qui se voulait imperturbable en criant sa victoire sur tous les toits, prématurément, longtemps avant le scrutin du 7 octobre prochain. Pour Benkirane et son parti, les carottes sont déjà cuites.

Par Jalil Nouri

 

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