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Contrairement à leurs collègues remerciés hier par le Roi Mohamed VI, suite aux dysfonctionnements  qu’ont connus les grands chantiers de développement de la Région du Rif, il était attendu qu’au moins deux ministres islamistes du PJD dans le précédent gouvernement mais toujours en poste dans l’actuel exécutif fassent également les frais de la colère royale, à savoir Rebbah et Amara. Le premier pour la non exécution du programme routier dans les délais impartis et le second pour l’électrification de la région rifaine dont les failles sont notoires. Les observateurs vont plus loin en faisant remarquer que la responsabilité de l’ancien Chef du Gouvernement Abdelilah Benkirane  n’a pas été clairement établie alors que certains de ses ministres ont été sanctionnés et pas d’autres issus de sa formation. Y aurait il eu alors deux fois deux mesures dans l’évaluation présentée à Sa majesté par le président de la cour des comptes.

Autre remarque qui va peser de tout son poids dans le débat à venir, celle de savoir pourquoi le nom de Abdelilah Benkirane ne figure pas à la tête de la liste des anciens ministres de son gouvernement cités dans le rapport qui ne mériteront plus la confiance du Roi et n’exerceront plus d’autres hautes fonctions puisqu’il est le premier responsable de sa formation et des dysfonctionnements.

Il faudra sans doute se résinier à croire que dans ce remue ménage , le premier dans l’histoire du Maroc, le parti Islamiste a été mis à l’abri des sanctions pour ne pas gêner la marche des affaires du pays dont il a toujours la charge.

Par Jalil Nouri

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