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Plusieurs mois après le dernier remaniement qui a vu l’arrivée de cinq nouveaux ministres, une bonne partie d’entre eux continue d’être inconnue du public et des médias soit qu’ils n’ont pas trouvé encore leurs repères soit par manque de compétence pour le poste occupé.

Alors que le gouvernement Benkirane entame la dernière année de son mandat, ce dernier aurait pu profiter de plusieurs occasions pour le dégraisser, mais a préféré les équilibres politiques à l’efficacité et le rendement.

Il en est ainsi de son ministre du budget Driss El Yazami, qui, en pleine discussion du projet de loi de finances fait preuve d’un silence inquiétant et plutôt occupé par son nouveau poste de maire de Fès.

Il en est de même du ministre toujours aussi « virtuel » de la très petite entreprise et de la lutte contre l’informel, Mamoun Bouhdoud, dont il est impossible de faire un bilan de son mandat. Connue également pour ses rares apparitions et son maigre rendement, la ministre de l’artisanat, Fatima Marouane tout comme celle de la solidarité et la famille, Bassima Hakkaoui, ainsi que celui qui fait plus parler de lui comme commentateur de matchs de foot que pour ses efforts pour réduire les accidents.

Enfin les cinq derniers arrivants n’ont pour seul mérite pour l’instant que d’appartenir à leurs partis qui le leur rendent bien en les nommant à une fonction ministérielle loin d’être taillée pour eux et dont ils ignorent tout ou presque. Il est temps que les critères de nomination soient réellement révisés.

Par Jalil Nouri

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