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La spirale des prix des moutons s’est accélérée brutalement depuis le début de la semaine pour atteindre des sommets avant la date fatidique de la fête du sacrifice célébrée ce jeudi 24 septembre dans la majorité des pays musulmans.

Croyant conclure de bonnes affaires en allant acheter leur mouton dans les souks aux alentours des grandes villes, les consommateurs à revenus moyens qui habituellement réservent un budget conséquent à cet achat, ont été surpris de constater que les prix avaient atteint des sommets cette année en comparaison avec les précédentes sans se l’expliquer.

Pourtant il existe une raison précise à cette hausse injustifiée qui place les prix dans une fourchette entre 2000 et 8000 dhs.
Elle a pour nom dans le langage populaire marocain « Channaqas », autrement dit des intermédiaires qui agissent à découvert, en l’absence de tout contrôle, pour fausser les règles du marché et le faire flamber à leur grand profit. Ils sont chômeurs , paysans désœuvrés, ouvriers et parfois même des fonctionnaires, ) s’adonner à ce business très lucratif qui leur permet d’empocher jusqu’à 500 dhs par bête vendu en orientant les acheteurs vers les éleveurs qui répercutent la commission versée à ces derniers sur le prix final. Le calcul est simple pour deviner leurs gains à la fin de chaque journée.

Cette raison n’explique pas tout à elle seule, puisque c’est souvent la supposée qualité de la bête proposée et son apparence ainsi que son poids qui viennent à en rajouter dans la détermination à l’aveuglette des prix dans un marché livré à lui-même, sans régulation et ne répondant à aucune logique.

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