Les mutilations génitales féminines augmentent dans les pays occidentaux

Les mutilations génitales féminines augmentent dans les pays occidentaux

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« Avec l’augmentation des migrations ces dernières années, le phénomène est malheureusement arrivé en Europe, aux Etats-Unis » ainsi qu’en Australie et en Nouvelle-Zélande, a déclaré aux journalistes William Lacy Swing, à l’occasion de la 8e Journée internationale de tolérance zéro envers les mutilations génitales féminines (6 février).

 

Quelque 500.000 femmes excisées vivent en Europe, a indiqué M. Swing, citant des chiffres du Parlement européen.
Selon l’OIM, les mutilations génitales féminines (MGF) affectent entre 100 et 140 millions de filles et de femmes à travers le monde.
« La plupart vivent en Afrique », a souligné Kareen Jabre, représentant l’Union interparlementaire (UIP) signalant également l’existence de quelque cas en Malaisie et Indonésie, sans que ce soit « une tendance ».

Selon les experts, la pratique perdure car elle est fondée sur l’idée que d’être mutilée est le moyen de faire un « bon mariage ».
« C’est une torture. Des couteaux sont utilisées pour couper la partie la plus sensible du corps », s’est insurgée la directrice du comité inter-africain sur les pratiques traditionnelles affectant la santé des femmes et des enfants (CIAF), Berhane Ras-Work.

Cette organisation, ainsi que l’UIP et l’OIM, estiment que chaque année quelque trois millions de fillettes dans le monde risquent d’être excisées.
Mais alors que la pratique a pris pied dans les pays occidentaux, elle recule en revanche dans de « nombreux pays africains », selon Mme Ras-Work, citant le Burkina-Faso et le Ghana.
En Éthiopie également, a-t-elle fait remarqué, le taux de prévalence s’est réduit à 56% contre 73% dans les années 1980.

A ce jour, 19 pays africains et 12 pays européens, ainsi que l’Australie, le Canada, les Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande ont légiféré contre les MGF, selon l’UIP.

AFP

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