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Les perspectives ne sont pas claires pour les nouveaux ambassadeurs dont le nombre dépasse les 7  à avoir été nommés récemment après avoir patienté plusieurs mois avant de recevoir leurs lettres de créances pour entamer leur mission.
Devant l’agenda chargé de leur ministre Salaheddine Mezouar depuis la « COP 22 » et devant les échéances importantes qui attendent le Maroc et sa diplomatie dès l’entame de la nouvelle année,  les représentants du royaume à l’étranger se plaignent du manque de communication de la part de l’administration centrale, la seule à pouvoir leur donner une visibilité à même de donner un nouveau souffle à leur action quotidienne. La raison invoquée pour expliquer ce manque de réactivité reste bien entendu l’attente de la formation d’un nouveau gouvernement et donc d’un éventuel nouveau chef de la diplomatie.
Muré dans un long silence, l’actuel ministre est également dans une situation d’attente car n’étant pas certain de conserver son poste, ce qui ne l’encourage pas de passer à l’offensive pour faciliter la tâche à plusieurs dizaines de diplomates, des débutants dans ce métier et qui ont besoin d’être aiguillés bien qu’ils aient déjà suivi un stage au siège du ministère à Rabat. Il s’agit d’une énième illustration des retombées de la crise politique actuelle qui garde tous ses secrets.

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