Les pays du Maghreb ont tout intérêt à réussir leur intégration économique

Les pays du Maghreb ont tout intérêt à réussir leur intégration économique

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« Il faut que le Maghreb réussisse le projet d’intégration de l’Afrique du Nord, en ouvrant les frontières et en transcendant les blocages politiques « , a affirmé M. Martin dans une déclaration à la MAP en marge des travaux de la 4ème université d’été francophone organisée du 23 au 28 juillet à Tiflet sous le thème: « Afrique et Liberté ».

Pour cet expert en économie et développement, le rôle du Maghreb est de montrer la bonne voie à l’Afrique, déplorant le faible taux d’échanges entre pays maghrébins.

Il a relevé que 60 pc des échanges commerciaux des pays du Maghreb se font avec l’Europe, contre 3 pc uniquement entre pays maghrébins.

« Les opportunités d’échange entre pays maghrébins sont étouffées par un excès de protectionnisme », a-t-il indiqué.

L’économiste français a, par ailleurs, estimé que l’Afrique a besoin de redéfinir son approche de développement sur la base d’une bonne répartition de ses richesses, notant que l’Europe doit changer sa vision envers ce continent « dans le cadre d’une relation gagnant-gagnant, loin de toute velléité hégémoniste ».

Les pays donateurs, a-t-il ajouté, doivent revoir leurs politiques d’aide au développement notamment envers les pays africains « en évitant de mettre en avant leurs intérêts stratégiques à courte vue ».

Pr. Mamadou Koulibaly, président de l’institut  » Audace Afrique  » basé en Côte d’Ivoire a, pour sa part, indiqué que l’Afrique a besoin d’instaurer des régimes parlementaires adaptés à ses spécificités et d’asseoir les bases d’une « démocratie économique qui consiste à donner des titres et des droits de propriété aux citoyens sur les biens et le patrimoine du pays ».

Selon lui, le meilleur modèle de démocratie pour l’Afrique est celui qui réussira « à agencer la propriété privée et le régime parlementaire », plaidant pour un continent africain où règnerait une liberté du citoyen, « non seulement électeur, mais propriétaire, entrepreneur et créateur de richesses ».

M. Pierre Garello, professeur d’économie à l’université Aix-Marseille a indiqué, de son côté, que les choix institutionnels et le renouveau de la société civile sont les principales clés d’ « un développement durable paisible » en Afrique, estimant que la dynamique que connaissent certains pays arabes aujourd’hui doit aboutir à des résultats concrets pour l’avenir.

Le plus important, selon lui, c’est « de ne pas continuer à montrer son mécontentement mais de réfléchir à ce qui viendra par la suite et aboutir à un consensus autour de quelques valeurs sur lesquelles ces pays pourront construire une société solide ».

Il a, par ailleurs, indiqué que tout développement durable passe nécessairement par la capacité des pays notamment africains à accorder « des sphères d’autonomie « aux citoyens qui deviennent eux même des vecteurs de la prospérité et du progrès face à un Etat moins interventionniste ».

Organisée avec le soutien de l’Institut de recherches économiques et fiscales à Paris et la fondation « Templeton », la 4ème université d’été francophone connait la participation d’une pléiade de chercheurs et d’experts en développement qui se proposent de réfléchir sur les perspectives de la dynamique en cours dans les pays arabes et l’opportunité qu’elle offre à l’Afrique pour engager les réformes structurelles nécessaires à son développement.

 

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