LES PRIX DES ECOLES PRIVÉES FLAMBENT DE NOUVEAU

LES PRIX DES ECOLES PRIVÉES FLAMBENT DE NOUVEAU

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Surfant sur leur succès auprès des familles marocaines, du moins celles qui peuvent se le permettre et vu la supposée mauvaise qualité de l’enseignement publique qui ne tient pas la comparaison, les propriétaires de ces établissements privés ne ressentent aucune gêne sous divers prétextes à afficher des hausses de 10, 20 parfois 30% par rapport à l’année écoulée. Tantôt c’est l’augmentation des salaires, tantôt celle des charges, tous les alibis peuvent être avancées pour justifier des augmentations fantaisistes et faire avaler le morceau à des parents désorienté qui se sentent pris comme dans un piège et n’ont d’autres choix que de se soumettre au diktat de ceux à qui, ils ont confié l’éducation et l’avenir de leurs enfants. Car tout parent qui s’aventurerait à contester ou refuser de se plier, se verra systématiquement appeler d’aller inscrire sa progéniture ailleurs. Une chose difficile à envisager par une famille que ce transfert dans une autre école, partant du principe bien ancrée que l’on ne change que par pire. Ce cercle infernal, la majorité des parents ayant des enfants inscrits dans le privé le vivent dans un grand sentiment d’impuissance.

Si les propriétaires de ces écoles chèrement  payantes se sentent en position de force en étant organisées dans le cadre d’une association professionnelle qui fait la pluie et le beau temps dans ce secteur, il n’en est pas de même pour les parents d’élèves qui ne disposent pas d’une structure forte et représentative à même de les aider à défendre leurs droits et ceux de leurs enfants à travers des opérations de lobbying.

Le gouvernement et le ministère de tutelle qui pensent avoir d’autres chats à fouetter en priorité font la sourde oreille à toute revendication qui leur parvient en ce sens, invoquant la libéralisation de ce secteur, pour expliquer l’absence de toute décision de réglementation des tarifs.

Content d’être soulagé par la prise en charge par ces écoles privées d’un grand taux d’étudiants, il ne s’aventure guère à s’immiscer dans leur gestion, se contentant de veiller à la conformité du contenu des programmes. Mieux encore, il leur accorde cadeaux fiscaux sur mesures d’encouragements diverses en signe de reconnaissance, faisant de leur statut privilégié une source d’investissements très rentables quand on voit que ces vingt dernières années, de vrais empires de l’enseignement privé se sont crées avec des ramifications à l’échelle de tout le territoire national. Pour la petite histoire, on a même vu des groupes exporter leur savoir-faire en Afrique, alors que d’autres ayant bâti une bonne réputation à l’international, accueillent en grand nombre dans le supérieur , des étudiants venant de plusieurs pays africains.

Jalil Nouri

Actu-maroc.com ________________________________________________________

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