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La spéculation bat son plein dans les marchés des fruits et légumes et tout est prétexte à des augmentations fantaisistes qui viennent plomber une nouvelle fois les budgets des ménages, sans que les services de contrôle des prix concernés, n’y viennent remettre de l’ordre et calmer les esprits.
S’abritant derrière le retard des pluies et la hausse récente des tarifs des carburants, les producteurs ont procédé à des révisions à la hausse des prix des fruits et légumes, une hausse comprise dans une fourchette établie entre 3 et 7 dirhams qui pèsent lourd au final dans les paniers de la ménagère.
Les associations de défense des droits des consommateurs ont refusé cette justification avancée par les producteurs et estiment que ces augmentations, dans un contexte de gel des salaires, sont abusives et non étayées et qui peuvent créer un effet boule de neige pénalisant les foyers à revenus modestes. Le gouvernement, occupé à la préparation de la prochaine loi de finances et au colmatage du remaniement ministériel, laisse jouer les lois du marché, sans intervenir pour éviter la flambée généralisée des prix, car les marocains sont convaincus que quand la spirale de l’inflation pointe avec les prix à la pompe, plus rien ne l’arrête ni ne freine l’emballement du marché des produits de grande consommation. une aubaine pour les syndicats qui se voient offrir du grain à moudre pour brandir la menace de la tension sociale.
Par Malika El BAROUDI

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