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Abdelilah Benkirane, le chef du gouvernement, ne pourra plus prétendre que son équipe est soudée et qu’elle joue la même partition, puisque lui-même, le chef d’orchestre, est en désaccord avec plusieurs de ses ministres sur les prochaines élections législatives du 7 octobre prochain. Le ministre de l’intérieur, Mohammed Hassad, qui avait appelé les chefs de partis à une réunion sur le sujet, s’est vu adresser une fin de non-recevoir de la part de certains leaders qui font partie du même gouvernement, pour protester contre les conditions déjà préparées pour le déroulement du scrutin créant une nouvelle fissure dans le mur de la cohésion et la solidarité gouvernementale.
Signe des temps révélateurs, Abdelilah Benkirane, qui ne sait plus garder les rênes de plusieurs de ses ministres, n’est pas parvenu à calmer les esprits et renouer le dialogue.
Ce malaise supplémentaire est lié au fait que les partis ont chacun une vision des amendements à apporter aux lois organisant ces élections comme le seuil de représentativité, les listes nationales des jeunes et des femmes dont le principe doit être revu et corrigé ainsi que d’autres textes appelés à être discutés sauf que le climat idoine pour ces discussions n’est pas acquis. Le navire de Benkirane continue de tanguer au milieu d’une tempête alimentée par ces frictions avec certains leaders, comme Mezouar du RNI, qui se considère déjà comme libre de ses paroles et ses mouvements.
Par Jalil Nouri
Actu-maroc.com

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