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Depuis que les télévisions du pôle public se sont ouvertes sur les productions externes pour enrichir leurs programmes, bon nombre de personnes étrangères au domaine se sont improvisées producteurs multipliant leurs sociétés pour atteindre les deux cent contre une dizaine au paravant, qui n’ont pas toutes réussi à se faire une place au soleil sous prétexte qu’un vent de favoritisme et un manque de transparence dans l’attribution des marchés caractérisent les rapports avec les deux chaînes relevant de ce pôle à savoir « Al Oula  » et « 2M.

Il y a du vrai dans ces reproches mais cela n’explique pas tout car les changements apportés par l’application du système sélectif et exigeant en matière de procédures des cahiers des charges a conduit à l’élimination directe de la majorité de ces jeunes entreprises condamnées à mettre la clé sous le paillasson.

Au final, les deux chaînes ont fini par mettre en compétition une poignée de maisons de production seulement qui ont bénéficié de la part du lion frisant le monopole à l’image de celle du réalisateur controversé Nabyl Ayouch, « Ali’N » pour ne pas la nommer. Las de revendiquer, les rares sociétés qui osent encore se porter candidates aux appel d’offres en compétition avec les plus privilégiées, ne savent plus à quel saint se vouer pour avoir toutes leurs chances de rester dans le circuit.

L’idée d’un travail en « pool’ fait son chemin alors que la création d’un syndicat et d’une chambre n’ont pas fait avancer leur cause devant le ministre de tutelle malgré toute une litanie de promesses jamais honorées.

Par Jalil Nouri

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