Les professionnels du cinéma du continent africain se tournent de plus en...

Les professionnels du cinéma du continent africain se tournent de plus en plus vers l’Afrique, notamment le Maroc

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Par Hassan Saoudi

Le Maroc, en tant que pionnier du 7-ème art en Afrique, à travers son expérience singulière dans ce domaine et les atouts qu’il offre aux cinéastes africains en matière d’infrastructures modernes et sites de tournage répondant aux normes internationales, occupe une place de choix qui lui vaut le soutien des professionnels du cinéma africain, comme l’a souligné le cinéaste Burkinabé Guy Désiré Yameogo, présent à la 5-ème édition du Festival international du film des femmes de Salé (19 au 24 septembre courant).

Le réalisateur Burkinabé a affirmé dans une déclaration à la MAP, en marge de cet événement organisé sous le haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, que la crise cinématographique internationale a acculé les professionnels du cinéma dans le continent africain à se diriger vers des pays africains pionniers dans ce domaine, dont le Maroc, soulignant que 13 oeuvres cinématographiques sur 17 qui participent à la dernière édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), sont montées dans des laboratoires du Centre cinématographique marocain (CCM).

En vue de rendre plus attrayant le cinéma africain, le cinéaste Burkinabé Désiré Yameogo, dont le pays est invité à cette 5-ème édition du festival, a indiqué que la Fédération africaine des cinéastes lutte pour un cinéma africain à même de concurrencer les productions à travers le monde.

Cela ne peut se réaliser qu’à travers l’enrichissement et le développement de festivals de cinéma en Afrique comme le Festival international du film de Marrakech (FIFM), le Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (FESPACO) et autres manifestations qui encouragent les producteurs et leur offrent l’occasion de faire valoir leurs dernières créations proposées à l’écran.

Désiré Yameogo n’a pas manqué de rappeler que la production cinématographique dans certains pays, non seulement stagne mais recule, indiquant que les producteurs du spectacle et plus particulièrement les réalisateurs sont conscients de cette situation et tentent de s’organiser au sein de structures qui assurent la promotion de leur art qui vivifie l’âme, éduque les esprits, fait découvrir les vocations et rapproche les peuples.

Le réalisateur Burkinabé s’est attardé sur le recul continu des salles de projection, avant de rappeler le rôle que jouent les festivals pour faire connaître le cinéma africain et le travail énorme et parallèle effectué du côté des professionnels, devenus désormais propriétaires des moyens de distribution et d’exploitation.

Il a rappelé que le 7-ème art burkinabé, qui a réalisé entre 1990 et 2000 un saut qualitatif qui lui a valu la reconnaissance à l’échelle internationale, n’a pu échapper aux conséquences de la crise qui a marqué les secteurs de distribution et d’exploitation dans le continent africain, et qui a eu pour effet la fermeture de nombreuses salles de cinéma, au point que certains pays n’ont même plus de salles de projection.

Le cinéma Burkinabé, invité cette année de la 5ème édition du Festival international du film des femmes de Salé, a réussi toutefois à dépasser cette crise, à se réorganiser et à sauver certaines salles de cinéma, grâce aux efforts consentis par les pionniers toujours présents à travers leurs projets de spectacles, et les jeunes cinéastes à travers leurs visions et conceptions qu’ils ne cessent de renouveler et de régénérer.

En dépit du soutien de l’Etat et des tentatives du secteur privé, le cinéma au Burkina Faso, selon Désiré Yameogo, n’a pas encore atteint les objectifs escomptés, ce qui a incité de nombreux cinéastes à Œuvrer dans le domaine de la vidéo, lequel a contribué, d’après les observateurs, à sauver l’industrie cinématographique, telle que relayée par nombre de chaînes de télévision notamment francophones.

S’agissant de la présence de la femme dans le paysage cinématographique burkinabé, le réalisateur Désiré Yameogo a rappelé que la femme a intégré ce domaine progressivement, en commençant par la comédie puis a investi l’Institut spécialisé dans ce domaine, d’où sont sorties des femmes lauréates spécialisées dans le secteur audiovisuel.

Parmi ces femmes africaines, certaines participent à cette 5-ème édition du Festival international du film des femmes Salé comme les réalisatrices burkinabées Fanta Régina Nacro et Apolline Traoré, représentées respectivement par leur film « La nuit de la vérité » et « Sous la clarté de la lune », dans la section « Cinéma invité ».

Aujourd’hui, la femme Burkinabée est présente dans le paysage cinématographique, qu’il s’agisse de l’écriture du scénario, de la réalisation, du tournage ou des techniques de l’image et du son, transcendant les différents obstacles et contingences.

Il est à rappeler que la 5-ème édition du Festival international du film des femmes de Salé sera clôturée, demain samedi, au cinéma Hollywood, par l’annonce du gagnant du Grand prix du jury de ce festival.

 

 

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