Les provinces du sud peuvent devenir « un modèle de développement dans la...

Les provinces du sud peuvent devenir « un modèle de développement dans la région MENA »

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Parfaitement intégrés physiquement et politiquement au sein du tissu économique du pays, les provinces du sud se développent, observe le think-tank dans son rapport 2011 sur le Maroc, soulignant qu’un programme de développement bien ficelé, ciblant les investissements à long terme de la part d’un large éventail d’organismes, est en train de transformer ces régions.

Les entreprises privées jouent un rôle central dans le renforcement de nombreux secteurs traditionnels et modernes, note le rapport, rappelant qu’en raison de l’occupation espagnole, les provinces du sud ne jouissaient pas du même niveau de développement que les régions nord du Royaume.

Les diverses démarches entreprises en vue de renforcer le développement régional dans le nord comme dans le sud du Royaume ont dynamisé plusieurs projets dans les provinces du sud, le but étant de s’attaquer aux obstacles entravant la croissance économique et d’améliorer les conditions de vie de la population locale, souligne OBG, mettant l’accent sur l’importance de la politique de décentralisation, notamment de la gestion économique, une approche adoptée à l’échelle nationale, mais qui a une résonance particulière dans les provinces du sud eu égard à leur éloignement géographique des villes de Rabat et de Casablanca.

L’Agence du Sud, une « success Story »

Le rapport revient sur l’action de l’Agence du sud, qui vise à faire des provinces du sud un hub pour les investissements et un modèle de développement régional intégré.

L’agence, explique le think-tank, s’assigne comme objectif de mobiliser les ressources et créer les synergies pour un développement économique et social cohérent dans la région, lit-on dans le rapport, qui qualifie de « success story » l’action accomplie dans ce sens par l’Agence du Sud.

Passant au crible les projets lancés dans plusieurs villes et régions du Sahara marocain sous la houlette de l’agence, le rapport souligne qu’elle a réalisé d’importants progrès depuis sa création.

En 2006, les provinces du sud figuraient parmi les régions marocaines les mieux classées sur l’indice du développement humain du PNUD, explique le think-tank, ajoutant qu’en 2007, Laayoune a été déclarée ville sans bidonvilles.

Les provinces du sud sont désormais considérées parmi les principaux contributeurs à l’essor économique du Maroc, poursuit OBG, soulignant qu’après la mise en place des infrastructures nécessaires de développement, les provinces du sud ont pu rattraper le temps perdu.

Ces provinces, qui figurent désormais à l’ordre du jour des investisseurs, peuvent devenir « l’un des modèles les plus dynamiques et les plus intéressants de développement dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du nord », souligne le think-tank.

Par ailleurs, M. Ahmed Hajji, directeur général de l’Agence du Sud, explique dans une interview à OBG que le gouvernement marocain a fixé des objectifs ambitieux pour optimiser les revenus des investissements dans les provinces du sud notamment dans le secteur du tourisme.

« Nous ciblons une type spécifique et original du tourisme mariant le confort du monde moderne et le charme traditionnel du Sahara », indique-t-il, soulignant que les spécificités culturelles du sud du Royaume représentent un avantage économique pour son avenir économique et serviront de catalyseur pour la croissance dans tous les secteurs.

Le responsable s’est également attardé sur d’autres projets de développement, en particulier dans le domaine maritime et de pêche, ainsi que sur le développement humain comme moyen non seulement pour renforcer les fondations économiques mais également pour consolider le tissu social et culturel de la région.

« Nous oeuvrons pour renforcer la formation et l’éducation pour promouvoir les ressources humaines qualifiées », a encore dit M. Hajji.

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