Les réformes macro-économiques laissent entrevoir des perspectives de croissance favorables pour l’économie...

Les réformes macro-économiques laissent entrevoir des perspectives de croissance favorables pour l’économie marocaine

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« La poursuite de ces réformes conjuguée à la reprise des activités non agricoles et de la demande dans les pays partenaires laissent entrevoir des perspectives de croissance favorables pour l’économie marocaine », précise le rapport rédigé conjointement par la Banque africaine de développement (BAD), le Centre de développement de l’OCDE, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA).

Le rapport indique également que le Maroc a favorisé la conclusion de partenariats avec plusieurs pays émergents dans une optique de diversification de ses partenaires, les plus importants étant les pays arabes (Emirats Arabes Unis et Arabie Saoudite), les pays asiatiques (Chine, Corée du Sud), les pays de l’Amérique latine (Brésil et Mexique) et la Turquie.

Le rapport souligne, par ailleurs, que les économies des pays d’Afrique ont surmonté la crise mondiale relativement bien et ont même amorcé une reprise en 2010. Toutefois, les récents événements politiques en Afrique du Nord et les prix élevés des produits alimentaires et pétroliers auront vraisemblablement pour effet de ralentir la croissance du continent à 3,7 pc en 2011.

Pour l’année en cours, l’Afrique subsaharienne va croître plus rapidement que l’Afrique du Nord, indique la même source qui prévoit une reprise à 5,8 pc en 2012.

Les pays africains doivent resserrer leurs liens transfrontaliers et renforcer leur intégration économique, afin de tirer pleinement les bénéfices des relations avec leurs partenaires traditionnels et les pays émergents, et ainsi favoriser leur croissance durable et inclusive.

Le rapport souligne que les efforts des gouvernements doivent comprendre des mesures visant la création d’emplois et l’investissement dans des services sociaux de base et dans la promotion de l’égalité des genres.

« L’Afrique connaît une croissance, mais des risques sont présents. Il faut porter de toute urgence une attention à la stimulation d’une croissance inclusive, à l’amélioration de la redevabilité politique et aux effets de l’explosion démographique », a souligné Mthuli Ncube, Economiste principal et Vice-président de la BAD, lors de la présentation de ce rapport.

« Si l’on veut s’assurer que les plus vulnérables ne soient pas laissés pour compte, il est fondamentalement important d’accorder la priorité à la santé, à l’éducation et aux services de base », a indiqué, de son côté, Pedro Conceiçao, Economiste principal au Bureau régional du PNUD pour l’Afrique.

Selon le rapport, qui traite du développement économique, social et politique de 51 des 53 pays du continent, la seule croissance économique ne suffira pas au développement humain. La croissance doit être aussi étendue que possible afin de réduire les forts niveaux d’inégalité qui prévalent.

Le rapport fait cependant ressortir que les nouvelles voies de coopération créées entre l’Afrique et les pays émergents sont prometteuses.

« De nouveaux partenaires amènent de nouvelles opportunités aux pays africains. Pour tirer pleinement les bénéfices de cette nouvelle situation, il est impératif que les priorités nationales de développement et les objectifs en matière d’échanges, d’aide et d’investissements soient clairement définis », a assuré Mario Pezzini, Directeur du Centre de Développement de l’OCDE.

L’Afrique est en train d’accroître son intégration dans l’économie mondiale et de diversifier ses partenariats, ce qui révèle des opportunités sans précédent.

En 2009, la Chine a dépassé les Etats-Unis et est devenue le principal partenaire commercial de l’Afrique.

Par ailleurs, la part des échanges de l’Afrique avec les pays émergents a sensiblement augmenté au cours des dix dernières années, passant de 23 pc à 39 pc.

Les cinq pays émergents partenaires de l’Afrique sont dorénavant la Chine (38 pc), l’Inde (14 pc), la Corée (7,2 pc), le Brésil (7,1 pc) et la Turquie (6,5 pc).

Le rapport fait encore ressortir que quoique, dans leur ensemble, les partenaires traditionnels assurent encore la plus grande partie des échanges commerciaux (62 pc), de l’investissement (80 pc) et de l’aide publique au développement (90 pc) de l’Afrique, les économies émergentes sont en mesure de fournir le savoir-faire, les technologies et les expériences de développement supplémentaires nécessaires au relèvement du niveau de vie de millions de personnes vivant sur le continent.

La priorité accordée aux personnes doit aller de pair avec les efforts à consentir pour accélérer la coordination et l’intégration régionales. Les accords commerciaux, qui bénéficient au continent dans son intégralité, qui permettent de tirer pleinement parti des activités du secteur privé et qui stimulent les perspectives d’investissement au niveau régional, constituent la voie à suivre.

Bien qu’une plus grande diversification de ses partenariats soit susceptible de bénéficier à l’Afrique, la spécialisation excessive en matières premières non-transformées, le poids de la dette et les problèmes de gouvernance demeurent d’importants défis à relever.

Le rapport recommande aux pays africains, pour surmonter ces défis, d’adopter des politiques de développement qui promeuvent un large éventail de secteurs d’activités et qui réduisent leur dépendance de produits de base tels que les cultures de rente et les minéraux.

 

MAP__________________________

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