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Rien ne laissait envisager une telle dégradation rapide des relations privilégiées et séculaires entre Rabat et Washington. Pourtant c’est ce à quoi l’opinion publique et les médias marocains assistent déçus aujourd’hui en se posant de sérieuses questions sur l’avenir de ces relations pour prier que l’ancienne secrétaire d’état , Hillary Clinton, soit élue à la Maison Blanche en novembre prochain pour un retour à la normale et une relance de la coopération au niveau de ce qu’elle était.
Il y a eu tout d’abord ce voyage du roi Mohammed VI en Russie et le climat favorable qui l’a entouré pour être interprété comme un rapprochement plus que significatif et révélateur du froid entre Washington et Rabat, un sentiment qui allait se renforcer par la suite avec les allusions contenues dans le discours prononcé par le souverain devant les chefs des états du Golfe à Ryad, allusions qui laissaient entendre que les Etats-Unis, sans les nommer, avaient lâché le Maroc sur son Sahara. Certains s’étaient même mis à parier sur une rencontre entre Barak Obama et Mohammed VI favorisée et arrangée par le roi Salmane d’Arabie Saoudite au moment où le souverain marocain et le président américain se trouvaient dans la capitale saoudienne pour assister, chacun de son côté, aux travaux du sommet des pays du Golfe, jamais autant mis sous les projecteurs. Il n’en fut rien et depuis, plus aucune médiation dans ce différend n’est venue ramener de l’ordre dans cet épisode tendu des rapports avec les deux pays. Washington continu entre-temps de tenir un double langage déroutant.
Par Jalil Nouri

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