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Rien ne va plus entre les anciens détenus salafistes dans le cadre de la loi anti-terroriste et libérés en novembre dernier en vertu d’une grâce royale d’une part et les islamistes du PJD et leur chef, Abdelilah Benkirane qu’ils accusent d’avoir ordonné leur torture pour se venger de leurs déclarations hostiles à son égard. Comme première riposte, ils prévoient d’organiser leur premier sit-in depuis leur sortie de prison, vendredi prochain, devant le siège du PJD, au quartier des Orangers à Rabat.
Les salafistes ont par ailleurs accusé le ministre de la justice et des libertés d’avoir été complice dans l’ordre donné pour leur faire subir des mauvais traitements sur ordre du chef du gouvernement alors que par le passé, il avait été un ardent défenseur de leur cause et leur droit à travers des liens de confiance établies avec lui, avant qu’il ne devienne ministre.
Cette affaire fait suite à la décision de ces salafistes de s’organiser en mouvement de prêche sous les couleurs d’un parti politique, le Mouvement Démocratique Social, de Abdessamad Archane dans une démarche inédite sur l’échiquier politique national. Ils prévoient en outre de se mobiliser en vue des prochaines élections législatives pour mener campagne contre le parti du PJD en appelant à son boycott par les électeurs afin de lui barrer la route et le priver d’un second mandat. Des développements inattendus que le parti islamiste et son leader n’avaient  pas prévu dans leurs calculs.
Par Jalil nouri

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