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Un gouverneur de la province d’Essaouira appelé à comparaître devant le tribunal d’Essaouira, chef-lieu de la province qui a connu une bousculade mortelle au lourd bilan de 15 morts, un commandant régional de la gendarmerie royale démis de ses fonctions avant même que les deux enquêtes parallèles ne soient achevées… La liste pourrait s’allonger au moment où le couperet commence à tomber comme les têtes qui auront fait preuve de manquements dans l’exercice de leurs fonctions, ou n’ayant pas pris les mesures nécessaires pour prévenir un tel drame qui commence à se traduire par des manifestations de colère et de solidarité à travers plusieurs villes du pays.

Suivant l’affaire de très près, le roi a donné ses hautes instructions au chef du gouvernement et au ministre de l’intérieur afin de tout entreprendre pour venir en aide aux familles concernées par le drame et pour que tous les départements concernés restent sur le qui-vive pour que le drame ne devienne pas une source de troubles et qu’il soit traité avec prudence dans ses justes proportions ainsi qu’avec une extrême rigueur.

Dans cette région pauvre et enclavée où la bousculade s’est produite dans des circonstances encore floues et qui laisse 44 orphelins et des hommes veufs, c’est l’incompréhension qui règne depuis dimanche alors que le deuil se déroule dans le calme.

Par Jalil Nouri

Actu-maroc.com

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