Les seins siliconés font recette en Amérique latine, jusqu’aux adolescentes

Les seins siliconés font recette en Amérique latine, jusqu’aux adolescentes

164
0
PARTAGER

Au Venezuela, Brésil, Colombie et Argentine notamment, les implants mammaires sont largement répandus, toutes classes confondues, et concernent parfois des jeunes filles désirant augmenter la taille de leurs seins avant même leur majorité.

« En Colombie, les adolescentes doivent présenter une autorisation écrite de leurs parents. Nous tentons toujours de les convaincre d’attendre la fin de leur développement hormonal et d’être majeures, mais elles ont le droit de le faire », explique à l’AFP le chirurgien Celio Bohorquez, porte-parole de la Société colombienne de chirurgie plastique.

Dans ce pays, les implants mammaires sont parfois offerts en cadeau d’anniversaire, notamment aux « quinceañeras », les jeunes filles de 15 ans, consacrant leur passage à l’âge adulte.

« Il arrive également que les trafiquants de drogue offrent la chirurgie à leurs petites amies », détaille M. Bohorquez, reconnaissant qu’opposer un refus est parfois « compliqué ».

Au Venezuela, sous la pression des médias et de la réputation d’un pays qui fournit de nombreuses Miss Univers « il y a de nombreuses jeunes filles de 15 ans qui, au lieu de voyager en Europe préfèrent demander des implants comme cadeau, ce que les parents acceptent en croyant que leur fille se sentira mieux », explique à l’AFP le chirurgien Juan Jorge Blanco.

Selon ce spécialiste, ce type de chirurgie « avait auparavant un coût prohibitif, mais il a commencé à se généraliser, et depuis des femmes de tous les milieux sociaux se sont faites opérer ». Le prix de ces opérations au Venezuela oscille aujourd’hui entre 3.000 et 7.000 dollars.

La psychologue vénézuélienne Mercedes Pulido, de l’Université Catholique de Caracas, explique aussi ce phénomène de mode par le fait qu’il est désormais considéré comme « un symbole de réussite sociale ». Selon elle, le constat est similaire en Colombie et au Brésil.

Les prothèses mammaires fabriquées par la société française Poly Implant Prothèse (PIP), aujourd’hui au coeur d’un scandale, ont été largement vendues sur le continent sud-américain.

Avant sa liquidation judiciaire en mars 2010, l’entreprise produisait environ 100.000 prothèses par an et effectuait 50% de ses ventes en Amérique du sud (chiffres de 2009).

Mais dès le printemps 2010 et l’alerte de l’Agence française du médicament (Afssaps) contre un processus de fabrication non conforme, plusieurs pays latino-américains ont interdit la commercialisation et l’utilisation de ces prothèses, comme au Chili, Brésil, au Venezuela, en Colombie et en Argentine.

Reste désormais le cas des prothèses implantées avant ces interdictions.

Au Brésil, où 25.000 Brésiliennes portent ces prothèses, l’Agence nationale de vigilance sanitaire (Anvisa) « n’a pas encore fait de recommandation ». Quelque 100.000 implants mammaires sont pratiqués chaque année dans ce pays.

De son côté, la Société vénézuélienne des chirurgiens plastiques (SVCP), où 40.000 opérations chirurgicales mammaires sont effectuées chaque année, ne prône pas un retrait systématique, mais une surveillance.

Dans ce pays, 80% des prothèses utilisées sont fournies par différentes marques françaises.

En Argentine, l’Autorité nationale des médicaments (ANMAT) recommande aux 15.000 femmes concernées de « consulter » leurs médecins.

 

AFP_____________________

Faites vos achats en quelques clics sur www.economat.ma , le 1er supermarché en ligne à Rabat

 

www.actu-maroc.com

actumaroc@yahoo.fr

 

Commentaires